<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss'><id>tag:blogger.com,1999:blog-18348824</id><updated>2009-05-21T22:28:23.148+02:00</updated><title type='text'>Magazine Enculades et Galipettes</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://magazineeg.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18348824/posts/default'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://magazineeg.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Etudions Gayment</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02244969064023236490</uri><email>etudionsgayment@gmail.com</email></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>6</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>25</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-18348824.post-1163591553005864426</id><published>2008-09-21T00:56:00.000+02:00</published><updated>2008-09-21T00:57:11.774+02:00</updated><title type='text'>MEG n°19 (sortie avril 2008)</title><content type='html'>&lt;span style="font-style: italic;"&gt;le magazine des pouffes féministes d’étudions gayment&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 51, 153);font-size:180%;" &gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;N°19&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;la révolution en talons&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Contraception p.4&lt;br /&gt;Al Pacino est pédé p9&lt;br /&gt;Palestine p.11&lt;br /&gt;IVG p.14&lt;br /&gt;Sans-pap’ p.16&lt;br /&gt;Ciné gratuit p.17&lt;br /&gt;Sex panic p.18&lt;br /&gt;Sex work p.19&lt;br /&gt;Sex interview p.24&lt;br /&gt;Psycho-test p.26&lt;br /&gt;Sex manif’ p.29&lt;br /&gt;King Kong théorie p.30&lt;br /&gt;Voyage p.31&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;couv’ : Valie Export, “Génital Panic”, 1968&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 204, 0);font-size:130%;" &gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;édito :&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Etudions Gayment poursuit sa mission : au programme&lt;br /&gt;de ce numéro des putes, de l’avortement, de la&lt;br /&gt;contraception, un peu de solidarité, de la culture, de&lt;br /&gt;merveilleux dessins et de la pouffe attitude pour lier le&lt;br /&gt;tout. On l’a fait pour vous et avec amour, alors vous allez kiffer&lt;br /&gt;ce numéro so biiiitchy !!&lt;br /&gt;Mais pourquoi les prostituéEs ? Mais pourquoi pas ?! Voici&lt;br /&gt;donc un numéro « nos amiEs les putes » parce que les prostituéEs&lt;br /&gt;sont bien souvent l’objet de stigmatisations, discriminations,&lt;br /&gt;violences… Ca passe par le langage (« putain t’as vu&lt;br /&gt;Jennifer c’est trop une pute, t’as vu le coup de pute&lt;br /&gt;qu’elle a fait à ce fils de pute »), les institutions (Loi&lt;br /&gt;sur la Sécurité Intérieure qui fragilise les conditions&lt;br /&gt;d’exercice) et bien sûr le manque d’information. Tu&lt;br /&gt;vas apprendre des trucs sur le sexwork dans ce&lt;br /&gt;numéro, et ptet, qui sait ? Que tu feras un peu&lt;br /&gt;gaffe à ce que tu dis…&lt;br /&gt;IVG et contraception ensuite parce qu’il va&lt;br /&gt;falloir se battre pour garder intact nos droits&lt;br /&gt;fondamentaux.&lt;br /&gt;La Palestine et les sans-papierEs enfin,&lt;br /&gt;parce que la solidarité est une arme. Et nos&lt;br /&gt;soeurs en ont bien besoin.&lt;br /&gt;Te voici donc aux portes d’un univers&lt;br /&gt;pailleté, en colère, rose, une monde&lt;br /&gt;fourmillante d’enculades et de&lt;br /&gt;galipettes : oseras-tu franchir le&lt;br /&gt;pas ? RDV à la page&lt;br /&gt;suivante…&lt;br /&gt;Pouffes, pouffes&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ont participéEs : Emi, Bruce, Chacha, Douille, Popo, Juliette, Iris, Estelle, Cadinou, Mikhal, Rola.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 204, 0);font-size:130%;" &gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;La Contraception :&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La contraception a&lt;br /&gt;longtemps été considérée comme&lt;br /&gt;indésirable, et parfois interdite.&lt;br /&gt;Les rapports sexuels, en tant que plaisir,&lt;br /&gt;étant considérés comme honteux et&lt;br /&gt;réprimables. Heureusement Etudions&lt;br /&gt;Gayment est là pour te rappeler les&lt;br /&gt;joies de la contraception et les diverses&lt;br /&gt;solutions qui s’offrent à toi, toutes plus&lt;br /&gt;chamarrées les unes que les autres…&lt;br /&gt;Car la contraception est maintenant bien&lt;br /&gt;souvent perçue comme un moyen&lt;br /&gt;de maîtrise individuelle de la&lt;br /&gt;fécondité et de la reproduction&lt;br /&gt;permettant l’épanouissement&lt;br /&gt;personnel.&lt;br /&gt;La contraception a été facilitée par&lt;br /&gt;l’arrivée de traitements hormonaux&lt;br /&gt;comme la pilule et l’accès à&lt;br /&gt;l’information.&lt;br /&gt;Les méthodes de contraception peuvent se décliner en plusieurs catégories :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Les méthodes ‘barrières’&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;• préservatif masculin : Le préservatif, correctement utilisé lors des&lt;br /&gt;relations sexuelles, est le seul contraceptif qui protège également des&lt;br /&gt;Infections Sexuellement Transmissibles (IST). C’est aujourd’hui le moyen&lt;br /&gt;le plus fiable, le moins coûteux de faire d’une pierre deux coups : pas d’IST,&lt;br /&gt;pas d’bébé ! En plus, le préservatif masculin se décline en plusieurs&lt;br /&gt;modalités (goût, taille, forme, couleurs, matières…) pour être la plus belle pour&lt;br /&gt;aller baiser. N’hésitez pas à venir en demander à notre&lt;br /&gt;local, en G208, on vous recevra avec le sourire et des infos!&lt;br /&gt;De nombreuses autres associations en distribuent également&lt;br /&gt;gratuitement…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;• préservatif féminin ou fémidon (en polyuréthane ou&lt;br /&gt;latex) : Au même titre que le préservatif masculin, le préservatif féminin est à&lt;br /&gt;la fois contraceptif et protège des IST : la classe quoi !! C’est un moyen&lt;br /&gt;qui permet aux femmes de complètement contrôler leur contraception, d’autant&lt;br /&gt;plus qu’il peut être posé plusieurs heures avant le rapport ; il peut&lt;br /&gt;également être utilisé pour plusieurs rapports, évidemment pas avec des&lt;br /&gt;personnes différentes... Il coûte relativement cher et il est plus difficile de s’en&lt;br /&gt;procurer que les préservatifs masculins, mais sa taille large et la matière dans&lt;br /&gt;laquelle il est fait (polyuréthane souvent) est pratique pour répondre aux mecs&lt;br /&gt;qui te disent « moi les capotes ça me fait débander ! » ou « chu allergique&lt;br /&gt;au latex… ». La capote féminine est un outil de contraception/prévention à&lt;br /&gt;s’approprier pour féminiser la lutte contre les IST, en faire baisser le prix et avoir&lt;br /&gt;la maîtrise de son corps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;• spermicides : Les spermicides sont des crèmes ou des ovules à&lt;br /&gt;visée contraceptive. Ils ont pour but de détruire les spermatozoïdes. Par&lt;br /&gt;contre, ça sert à rien de t’en foutre sur la gueule, ça t’enlèvera pas les points&lt;br /&gt;noirs...&lt;br /&gt;Le spermicide doit être placé dans le vagin avant tout rapport sexuel. Il fond&lt;br /&gt;alors dans le vagin (pas dans la main) et y détruit les spermatozoïdes, mais aussi&lt;br /&gt;certaines bactéries : c’est un peu « c’est du propre » et « super nanny » en même&lt;br /&gt;temps quoi….&lt;br /&gt;En effet, les spermicides détruisent les gonocoques, les chlamydiae.&lt;br /&gt;Le délai d’action des spermicides diffère selon le spermicide choisi. Il n’est&lt;br /&gt;pas nécessaire d’avoir une ordonnance pour en acheter. Ils sont&lt;br /&gt;disponibles en pharmacie. Leur efficacité est le plus souvent aléatoire,&lt;br /&gt;pouvant aller jusqu’à 30% d’échecs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;• diaphragme :&lt;br /&gt;Le diaphragme est un capuchon de latex, en forme de dôme (là c’est plutôt&lt;br /&gt;Valérie Damidot qui s’invite dans ta chatte…), tendu par un anneau rigide et qui&lt;br /&gt;se place au fond du vagin devant le col de l’utérus.Ce mode de contraception fait&lt;br /&gt;obstacle à la progression des spermatozoïdes vers l’utérus. Pour garantir son&lt;br /&gt;efficacité, on lui adjoint une crème spermicide. Il est sous le contrôle&lt;br /&gt;de la femme, puisqu’il peut être inséré avant les rapports sexuels. Lorsqu’il est&lt;br /&gt;utilisé parfaitement, son taux d’échec est de 4 à 8 %. Lors des premiers rapports&lt;br /&gt;avec un diaphragme, il est conseillé d’utiliser un autre mode de contraception en&lt;br /&gt;parallèle, jusqu’à ce que son utilisation soit sûre. C’est donc un moyen avec peu&lt;br /&gt;de fiabilité, très cher et qui nécessite de voir un médecin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;• cape cervicale: On doit la placer au fond du col de l’utérus&lt;br /&gt;car elle y empêche le passage des spermatozoïdes en&lt;br /&gt;les détruisant.&lt;br /&gt;La cape cervicale doit être insérée jusqu’à deux heures avant l’acte&lt;br /&gt;sexuel, l’utilisation d’un spermicide est vivement recommandée, et&lt;br /&gt;doit rester en place au moins huit heures après la dernière éjaculation et au plus&lt;br /&gt;tard dans les vingt-quatre heures suivant le rapport.&lt;br /&gt;Mais son efficacité contraceptive est moindre que celle du diaphragme (on&lt;br /&gt;observe de 10 à 20% d’échec). Tout comme celui-ci, elle ne protège pas&lt;br /&gt;contre toutes les IST, le préservatif restant en ce domaine le plus&lt;br /&gt;efficace. Après un lavage à l’eau savonneuse, la cape peut être réutilisée.&lt;br /&gt;Il est conseillé de la changer tous les deux ans alors que Superman peut garder&lt;br /&gt;sa cape environ 5 ans s’il l’entretient correctement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;La contraception&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;hormonale féminine&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;• la pilule : elle se prend par voie orale et&lt;br /&gt;se présente sous la forme de comprimé à&lt;br /&gt;prise quotidienne, à ne pas confondre dans ton&lt;br /&gt;pilulier avec ton prozac et/ou tes taz. Son action&lt;br /&gt;consiste à interférer avec le cycle menstruel naturel&lt;br /&gt;de la femme. Les hormones synthétiques apportées&lt;br /&gt;par la prise de la pilule empêchent l’ovulation.&lt;br /&gt;une prise pendant 21jours puis une pause de 7jours&lt;br /&gt;avec l’apparition des règles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La pilule peut être :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;• soit combinée, c’est-à-dire qu’elle contient deux dérivés de&lt;br /&gt;l’oestrogène et de la progestérone,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;• soit progestative, c’est-à-dire qu’elle ne contient qu’un progestatif.&lt;br /&gt;Les pilules combinées, peuvent être prises avec un retard de 12 heures sur&lt;br /&gt;l’heure habituelle de prise, sans que cela nuise à leur efficacité.&lt;br /&gt;Ce n’est pas le cas des autres pilules (progestatives pures). Dans tous les cas, le&lt;br /&gt;retard maximal de prise est indiqué dans la notice. Passé le délai, un autre mode&lt;br /&gt;contraceptif doit être utilisé jusqu’à la fin du cycle. Il faut également prendre la&lt;br /&gt;pilule oubliée et continuer jusqu’à la fin du cycle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;• implant hormonal : L’implant hormonal est un moyen de contraception&lt;br /&gt;féminin. C’est un bâtonnet fin d’environ 4cm de long sur 2mm de diamètre que&lt;br /&gt;l’on implante dans la partie interne du bras de la patiente. L’implantation&lt;br /&gt;est un acte chirurgical qui doit être pratiqué par un médecin, ton pote Gros&lt;br /&gt;Jules le garagiste n’est donc pas habilité... L’implant est actif&lt;br /&gt;au bout de 24 h. La durée maximale de son action est&lt;br /&gt;de trois ans. Pendant ces trois années, l’implant va diffuser&lt;br /&gt;une hormone qui aura un effet contraceptif en bloquant&lt;br /&gt;l’ovulation. Son utilisation prévient notamment les&lt;br /&gt;risques d’oubli, contrairement à la pilule qui demande une&lt;br /&gt;rigueur dans la prise. Un suivi médical de trois mois est recommandé après la&lt;br /&gt;pose car des effets secondaires ou une intolérance peuvent être constatés.&lt;br /&gt;C’est une méthode de contraception particulièrement intéressante&lt;br /&gt;en cas de:&lt;br /&gt;o Contre indication à la pilule et au stérilet&lt;br /&gt;o Tabagisme sévère&lt;br /&gt;o Échec de contraception (oublis réguliers de pilule, par exemple).&lt;br /&gt;Il coûte cher mais est bien remboursé et c’est un moyen d’une très grande&lt;br /&gt;fiabilité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;• Patch ou timbre contraceptif : Le patch se pose sur n’importe quelle&lt;br /&gt;partie du corps en dehors de la poitrine pour une durée d’une semaine pendant&lt;br /&gt;laquelle il va diffuser la dose d’hormones nécessaire. Ce moyen de contraception&lt;br /&gt;n’est actuellement pas remboursé par la sécurité sociale en France mais a&lt;br /&gt;l’avantage d’éviter l’oubli qui peut provenir dans la prise quotidienne de la&lt;br /&gt;pilule. Chaque patch dure une semaine. On le colle le premier jour des règles.&lt;br /&gt;Au bout de 8 jours on applique un nouveau patch mais pas exactement au même&lt;br /&gt;endroit, plutôt en haut à gauche en passant devant le boulanger... Après trois&lt;br /&gt;semaines, on ne met plus rien pendant 7&lt;br /&gt;jours. Les règles apparaissent puis le cycle&lt;br /&gt;recommence : et hop !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;• anneau vaginal :&lt;br /&gt;L’alliance c’est ringard, maintenant la&lt;br /&gt;classe, c’est l’anneau vaginal qui consiste&lt;br /&gt;en un anneau du diamètre d’un préservatif&lt;br /&gt;féminin qui diffuse pendant trois semaines&lt;br /&gt;(mieux que Brise senteur provençale) la&lt;br /&gt;dose nécessaire d’hormones. Il est&lt;br /&gt;remplacé par un nouvel anneau une semaine&lt;br /&gt;plus tard, le temps pour la femme d’avoir&lt;br /&gt;ses règles. Ce moyen de contraception&lt;br /&gt;n’est actuellement pas remboursé&lt;br /&gt;par la sécurité sociale en France. Il&lt;br /&gt;a pourtant l’avantage d’éviter l’oubli qui&lt;br /&gt;peut survenir dans la prise quotidienne de&lt;br /&gt;la pilule.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;les DIU (Dispositif In tra-Utérin)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;ou stérilets&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Il existe deux types de stérilet :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;DIU ‘classique’ au cuivre, contient du cuivre qui a un effet&lt;br /&gt;spermicide ; ils constituent aussi un corps étranger dans l’utérus qui empêche&lt;br /&gt;la nidation. Des chercheurs bossent ce moment sur une version plaquée or pour&lt;br /&gt;les pauvres et 24 carats pour les riches : la séparation des classes jusqu’au fond&lt;br /&gt;de la chatte!!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;DIU hormonal qui diffuse des progestatifs.&lt;br /&gt;Le stérilet est indiqué comme une méthode de contraception alternative&lt;br /&gt;aux contraceptifs chimiques, notamment aux méthodes de contraception&lt;br /&gt;orale en prévention de leurs effets indésirables à court ou long&lt;br /&gt;terme. Selon le type, les stérilets restent habituellement efficaces pendant 2,&lt;br /&gt;5 ou 10 ans. Les stérilets hormonaux sont aussi efficaces que les pilules&lt;br /&gt;contraceptives tandis que l’efficacité des stérilets au cuivre se situe&lt;br /&gt;entre 98 et 99,7% selon la marque. Le hard discount stérilet n’est pas encore&lt;br /&gt;très fiable, pis surtout c’est un peu la crainte : « c’est un quoi ton stérilet ? moi je&lt;br /&gt;ne porte que du leader price… »&lt;br /&gt;En cas de problème de contraception lors du rapport sexuel, il existe, deux&lt;br /&gt;moyens de contraception dit ‘d’urgence’, à savoir la pilule du&lt;br /&gt;lendemain et la pose d’un DIU.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La pilule du lendemain, est un moyen de contraception d’urgence de type médicamenteux,&lt;br /&gt;hormonal, à prendre dans les 72 heures suivant un rapport&lt;br /&gt;sexuel dont on soupçonne qu’il en résulte une grossesse non désirée. Cette&lt;br /&gt;méthode ne doit pas être considérée pour une solution quotidienne&lt;br /&gt;de contrôle des naissances (elle ne prend pas la place d’un autre moyen&lt;br /&gt;de contraception). Pour une efficacité optimale, une femme doit la prendre&lt;br /&gt;dans les 12 heures après les rapports sexuels pour prévenir une&lt;br /&gt;grossesse éventuelle. L’efficacité est suffisante pour que cette contraception&lt;br /&gt;soit encore tentée dans les cinq jours qui suivent le rapport.&lt;br /&gt;Elle agit en retardant l’ovulation&lt;br /&gt;si celle-ci n’a pas encore eu lieu, ou en empêchant la fécondation en agissant sur&lt;br /&gt;la mobilité des spermatozoïdes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après tous ces moyens cités on peut abandonner l’idée du coït interrompu aussi&lt;br /&gt;appelé retrait car rappelons-le, s’il n’y a pas présence d’ejaculat, le liquide&lt;br /&gt;séminal ou pré-spermatique est bien là et contient déjà des&lt;br /&gt;spermatozoïdes, donc il y a risque de grossesse, donc d’achat massif&lt;br /&gt;de pampers très nuisible à l’environnement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 204, 0);"&gt;Cruising :&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cruising de William Friedkin, 1980, avec Al Pacino, Joe&lt;br /&gt;Spinell, Paul Sorvino, Karen Allen…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ressortie en salle de Cruising, film-culte de William Friedkin (allez,&lt;br /&gt;qui n’a pas vu L’Exorciste ?!), faux thriller basé sur des crimes réels,&lt;br /&gt;avec Al Pacino au début de sa carrière. Le film retrace la traque&lt;br /&gt;d’un serial killer par un flic (Steve Burns) avec une couverture de&lt;br /&gt;pédé cuir habitant Greenwich Village (John Forbes) ; la chasse c’est à la fois&lt;br /&gt;celle du tueur par le flic, celle du flic à la recherche de lui-même et de son&lt;br /&gt;côté le plus sombre qu’il découvre dans les clubs, backrooms et Central Park,&lt;br /&gt;enfin le cruising, les pédés en chasse, à la recherche de partenaires sexuels.&lt;br /&gt;Le film est extrêmement sombre, déroutant par son aspect ouvert (notamment&lt;br /&gt;à la fin) et sa structure schizophrène à l’image des nombreux personnages&lt;br /&gt;doubles comme le keuf ripou Di Simone (Joe Spinell qui joue dans Maniac)&lt;br /&gt;qui viole des trav prostituées, écume le milieu cuir et joue les moralisateurs&lt;br /&gt;en uniforme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce film est une légende d’abord parce qu’il a été attaqué de tous&lt;br /&gt;côtés avant même sa sortie : d’un côté les ligues de vertus se sont levées contre ce film qui montre des pédés, de l’autre les associations de&lt;br /&gt;défense des droits des transpédégouines ont dénoncé le tournage&lt;br /&gt;de ce film qui, par son côté sombre (le meurtre, l’ambiguïté du flic) et&lt;br /&gt;spécifique (le milieu SM), montrait une image réductrice et négative&lt;br /&gt;de l’homosexualité. Cette critique est à recontextualiser dans&lt;br /&gt;une époque où l’images des transpédégouines dans les médias,&lt;br /&gt;particulièrement au cinéma, étaient effectivement plus que déplorable et&lt;br /&gt;stéréotypée (la vilaine folle hystérique, le travelo tueur, la gouine prédatrice,&lt;br /&gt;je suis sûrE que vous voyez ce que je veux dire…). Ce double boycott a&lt;br /&gt;donc assuré la dimension scandaleuse du film, scandale qui a été augmenté&lt;br /&gt;de nombreuses coupes de scènes de cul par la censure. Rumeur : avec les&lt;br /&gt;rushes, notamment des scènes dans les sex clubs, Friedkin aurait en vue de&lt;br /&gt;faire une version longue du film…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voir le film dans un climat dépassionné de ces débats reste tout de&lt;br /&gt;même une expérience assez étrange : d’abord, les couleurs qui baignent&lt;br /&gt;l’atmosphère du film nous plongent dans un univers rouge et noir, le sang et&lt;br /&gt;la nuit, mais aussi les bandanas portés par les protagonistes pour indiquer ce&lt;br /&gt;qu’il cherchent comme pratiques sexuelles ; quelques rares trouées solaires&lt;br /&gt;viennent apporté un semblant de souffle pour mieux nous réinstaller dans un&lt;br /&gt;club suffoqué.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les mecs y sont beaux et terriblement sexy avec leur look cuir pas&lt;br /&gt;possible et leur moustache portées fièrement comme signe identitaire ;&lt;br /&gt;ce sont de vrais pédés du milieu new-yorkais de l’époque, dans de vrais&lt;br /&gt;clubs cuirs : ça danse frénétiquement, ça baise de tous les côtés (et pour&lt;br /&gt;l’époque, les images sont très crues, on a même droit à un fist), ça sniffe&lt;br /&gt;et, comme le personnage principal, on est à la fois excitéE et perduE. Le&lt;br /&gt;malaise et l’ambiguïté sont mêlés à la fascination, oscillation permanente&lt;br /&gt;qui reprend les errances d’Al Pacino en tant qu’acteur (les relations avec&lt;br /&gt;Friedkin étaient plus que tendues sur le tournage), du personnage et de ses&lt;br /&gt;doubles et les positions obscures de Friedkin sur ce qu’il montre : le film est&lt;br /&gt;véritablement pervers, ne cessant de se retourner sur lui-même. Enfin, on&lt;br /&gt;se dit que toute cette culture, cette identité forte, subversive porté par ces&lt;br /&gt;pédés qui ont été décimés par le sida a disparu, du moins dans cette version&lt;br /&gt;relativement libre et vécue sans l’angoisse de la contamination. 1980, juste&lt;br /&gt;avant l’hécatombe… Quelles que soient les intentions de son réalisateur, le&lt;br /&gt;film reste donc un chef d’oeuvre de noirceur et d’ambiguïté et un document&lt;br /&gt;d’archive sur une époque disparue. Vous savez ce qu’il vous reste à faire :&lt;br /&gt;courez le voir au ciné, d’autant que ce film est relativement rare et que rien&lt;br /&gt;ne vaut une bonne séance sur grand écran…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 204, 0);"&gt;Solidarité avec le peuple palestinien :&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cela fait 60 ans que l’Etat&lt;br /&gt;sioniste d’Israel a été&lt;br /&gt;créé. Cela fait 60 ans&lt;br /&gt;que le peuple palestinien est&lt;br /&gt;écrasé et condamné à l’exode.&lt;br /&gt;Aujourd’hui plus de la moitié&lt;br /&gt;des palestinienNEs, soit environ&lt;br /&gt;6 millions, sont devenus des&lt;br /&gt;réfugiéEs. Beaucoup d’entre&lt;br /&gt;eux/elles ont tout perdus. Cela&lt;br /&gt;fait 60 ans qu’Israel gagne&lt;br /&gt;du terrain en confisquant&lt;br /&gt;les terres palestiniennes,&lt;br /&gt;en tuant et en emprisonnant.&lt;br /&gt;Depuis septembre 2000 (début&lt;br /&gt;de la seconde Intifada) on&lt;br /&gt;compte plus de 6000 mortEs&lt;br /&gt;du coté palestiniens, et 11 000&lt;br /&gt;sont aujourd’hui condamnéEs&lt;br /&gt;à vivre dans les prisons&lt;br /&gt;israéliennes.&lt;br /&gt;Israel vient d’intensifier&lt;br /&gt;ses attaques, on compte&lt;br /&gt;120 mortEs et 350 blésséEs&lt;br /&gt;dans la Bande de Gaza en à peine une semaine. Plus&lt;br /&gt;de la moitié des victimes sont des civils, dont de nombreux&lt;br /&gt;enfants. L’excuse pour cette offensive meurtrière est l’arrêt des tirs de&lt;br /&gt;roquette sur Israel, tirs qui ont fait moins de victimes en 7 ans que&lt;br /&gt;cette opération en une après-midi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’objectif du gouvernement israélien est clair : contrôler la Bande de&lt;br /&gt;Gaza en instaurant le chaos et l’éradiquer le Hamas, démocratiquement élu.&lt;br /&gt;Ainsi ils veulent tout faire pour empêcher l’établissement d’un Etat&lt;br /&gt;palestinien. récupérer la Bande de Gaza le plus rapidement possible. Un&lt;br /&gt;blocus a commencé en Janvier 2006 : il est quasiment impossible d’entrer ou&lt;br /&gt;de sortir de la Bande de Gaza, les denrées et médicaments indispensable à&lt;br /&gt;la survie des palestiniens ne peuvent plus entrer. La méthode est claire, tenter&lt;br /&gt;d’écraser par tous les moyens possibles les palestiniens, pour qu’ils fuient et&lt;br /&gt;ne résistent plus. C’est clairement la guerre et l’occupation, ce qu’il y a de plus&lt;br /&gt;trash et de plus violent. Et tout ça avec le soutien des Etats-Unis et de&lt;br /&gt;l’Europe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les répercussions sur les pédales&lt;br /&gt;et les gouines&lt;br /&gt;La vie dans une situation de guerre et d’occupation se&lt;br /&gt;transforme en survie, d’autant plus quand tu es une femme, un&lt;br /&gt;pédé, une gouine, unE trans. En effet les violences sexistes et homophobes&lt;br /&gt;se multiplient dans ce genre de situation. Il n’y a jamais autant de viols&lt;br /&gt;que pendant une guerre : ça devient une arme pour briser la résistance&lt;br /&gt;et détruire la société palestinienne. La vie sociale est laminée, le seul repli&lt;br /&gt;possible c’est la famille. Familles qui, la plupart du temps, persécutent&lt;br /&gt;leurs enfants homosexuelLEs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le chaos instauré en Palestine par Israel a de fortes répercussions sur&lt;br /&gt;la démocratie. Du coup sans Etat, la Palestine est structurée par les colonies&lt;br /&gt;israéliennes, les partis politiques au pouvoir (Fatah en Cisjordanie, Hamas&lt;br /&gt;dans la Bande de Gaza), la famille et les bandes et mafias locales. Cela laisse&lt;br /&gt;peu de marge d’action aux homos et vivre son homosexualité se transforme en&lt;br /&gt;danger quotidien. Cependant certaines grandes villes de Cisjordanie (où la&lt;br /&gt;situation d’occupation est moins catastrophique) comme Ramallah, sont&lt;br /&gt;relativement plus tolérante avec les homos. Ce qu’on constate c’est&lt;br /&gt;que plus la vie quotidienne dans un pays est dangereuse, moins il y a de&lt;br /&gt;marge pour les mouvements féministes ou homosexuels. Il existe&lt;br /&gt;aujourd’hui quelques groupes spécifiques de gays ou de lesbiennes&lt;br /&gt;palestinienNEs, qui revendiquent leur double identité. J’ai même&lt;br /&gt;pu rencontrer les premièrEs drag-queens et drag-kings&lt;br /&gt;palestinienNEs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le mouvement homo israélien a gagné du terrain dans&lt;br /&gt;certaines grandes villes, dans lesquelles des lieux communautaires (bars,&lt;br /&gt;boites, etc.) et des associations existent. Même si les fondamentalistes juifs&lt;br /&gt;tentent d’empêcher la Gay Pride de Jérusalem chaque année,&lt;br /&gt;en s’alliant même parfois avec des fondamentalistes musulmans,&lt;br /&gt;vivre son homosexualité est plus faisable. A condition de&lt;br /&gt;ne pas être palestinien ou arabe : ça signifie être&lt;br /&gt;considéré comme unE sous-homme/femme, faire&lt;br /&gt;les pires boulots, se faire licencier sans raison,&lt;br /&gt;prendre le risque de représailles après chaque&lt;br /&gt;attentat, et le plus souvent vivre sans-papiers. La&lt;br /&gt;situation des arabes israélienNEs s’est énormément dégradée&lt;br /&gt;depuis le début de la 2nde Intifada. Etre un pédé palestinien&lt;br /&gt;en Israel, c’est donc vivre une double oppression qui reposent&lt;br /&gt;l’une sur l’autre : l’homophobie et le racisme, à cela s’ajoute le&lt;br /&gt;sexisme pour les lesbiennes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La resistanc e s’organise&lt;br /&gt;Cela fait 60 ans que les palestiniens résistent. Des&lt;br /&gt;manifestations énormes ont été organisées dernièrement en Palestine. Ils font&lt;br /&gt;tout pour empêcher Israel de gagner du terrain et continuer de vivre malgré&lt;br /&gt;tout. Mais la situation est de plus en plus dramatique et le gouvernement&lt;br /&gt;israélien ne compte pas s’arrêter là. La solidarité internationale est une arme&lt;br /&gt;très importante et le fait de savoir que dans le reste du monde on sait ce&lt;br /&gt;qu’il se passe et qu’on les soutient, renforce le moral des palestiniens et donc&lt;br /&gt;leur résistance. D’un autre coté, plus on s’oppose à ce qu’il se passe,&lt;br /&gt;moins le soutien de l’Etat français envers Israel sera fort. Ainsi&lt;br /&gt;manifester un soutien à la Palestine délégitime les attaques israéliennes et&lt;br /&gt;renforce la résistance. Car tant qu’il n’y aura pas un réel Etat palestinien&lt;br /&gt;et une paix juste, la peur de mourir ou perdre des proches dominera&lt;br /&gt;chaque jour et la liberté sexuelle en Palestine ne pourra pas se développer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 204, 0);"&gt;Un droit pour nous toutes : pas d'égalité sans droit à l'IVG :&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avoir la garantie que nous puissions toutes, même à un stade&lt;br /&gt;avancé de la grossesse, bénéficier d’une I.V.G. (Interruption&lt;br /&gt;Volontaire de Grossesse), est une condition primordiale dans une&lt;br /&gt;société soucieuse de faire respecter l’égalité des sexes. Car le droit à&lt;br /&gt;l’avortement, acquis en France en 1975, est aussi la reconnaissance&lt;br /&gt;que c’est à nous de décider ce que nous voulons faire de notre corps, en&lt;br /&gt;ayant ou non un enfant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toutefois, le droit à l’avortement est à l’heure actuelle aussi vitale que fragile :&lt;br /&gt;en Pologne, après 40 ans de pratique légale de l’IVG., l’Etat sous la pression&lt;br /&gt;de l’Eglise catholique l’a presque interdit en 1997, sauf cas particuliers. Et&lt;br /&gt;ce n’est pas un mouvement isolé: partout en Europe et à travers le monde, on&lt;br /&gt;constate la régression de la législation protégeant notre droit à&lt;br /&gt;avorter. Si en France, aucune loi ne l’interdit, les conditions par lesquelles&lt;br /&gt;certaines d’entre nous doivent passer pour pouvoir de fait avorter sont assez&lt;br /&gt;difficiles pour s’en inquiéter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis plusieurs années en effet, on constate la baisse des vocations pour&lt;br /&gt;cette spécialité des étudiantEs en médecine, déjà peu sensibiliséEs aux&lt;br /&gt;questions de contraception et de prévention, mais également un toujours&lt;br /&gt;plus grand nombre de médecins habilitéEs qui refusent pour « raisons&lt;br /&gt;morales » de pratiquer une IVG. Mais le droit à l’avortement n’est pas négociable : il s’appuie sur l’obligation d’un suivi médical,&lt;br /&gt;l’absence de contre-indications, un lieu d’intervention agréé et&lt;br /&gt;l’acceptation du médecin de pratiquer cette opération. Or, sans&lt;br /&gt;cette dernière condition, c’est au droit à l’avortement tout entier&lt;br /&gt;auquel on s’attaque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De plus, les conditions matérielles se restreignent du fait de&lt;br /&gt;la disparition de nombreux centres spécialisés, du&lt;br /&gt;non-renouvellement des médecins pratiquantEs dans certaines&lt;br /&gt;régions, du refus de notre prise en charge par certains hôpitaux&lt;br /&gt;après 10 semaines alors que la nouvelle législation (2001) la fixe comme&lt;br /&gt;possible jusqu’à 12 semaines. Cela pousse beaucoup d’entre nous à&lt;br /&gt;dépenser des sommes exorbitantes pour pouvoir avorter en hôpital privé ou&lt;br /&gt;à passer la frontière. Du coup l’IVG risque de devenir une pratique&lt;br /&gt;de classe, car si on ne peut pas dépenser la thune pour partir avorter à&lt;br /&gt;l’étranger, comment faire ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces situations intolérables jouent avec la santé de plus de 200 000&lt;br /&gt;d’entre nous qui chaque année cherchent à avorter dans les&lt;br /&gt;meilleures conditions possibles (proximité, allongement du séjour hospitalier&lt;br /&gt;si exigé) sans être jugées et en étant remboursées, non plus à 80%, mais&lt;br /&gt;entièrement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cela exige pour nous de combattre les pratiques de rentabilisation&lt;br /&gt;des services publics de la santé qui menace directement la pratique&lt;br /&gt;de l’IVG jugée « à perte » pour les hôpitaux mais aussi les discours moraux&lt;br /&gt;dits pro-life qui jouent sur l’amalgame embryon = enfant et ne considèrent&lt;br /&gt;jamais notre volonté propre dans le choix de mener à terme ou non notre&lt;br /&gt;grossesse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On peut s’inquiéter aussi d’un cas de jurisprudence qui a reconnu dernièrement&lt;br /&gt;l’inscription à l’état civil d’un foetus mort-né avant 22 semaines de grossesse.&lt;br /&gt;Sans statut juridique pour autant, il n’empêche qu’un vide juridique s’installe&lt;br /&gt;dans la détermination de la viabilité du foetus qui était fixé jusqu’à présent&lt;br /&gt;à partir de 22 semaines de grossesse et 500g. Va-t-on vers une lente mais&lt;br /&gt;progressive criminalisation de l’IVG à travers une bataille juridique autour de&lt;br /&gt;la prétendue « humanité » du foetus ? Tant que la loi n’a pas tranché, notre&lt;br /&gt;mobilisation doit être constante. C’est par la lutte qu’on a obtenu le&lt;br /&gt;droit à l’avortement, c’est par la lutte que nos soeurs portugaises&lt;br /&gt;viennent de l’obtenir, c’est par la lutte qu’on le gardera !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parce que militer pour la conservation de notre droit à l’avortement est plus&lt;br /&gt;que jamais d’actualité, il faut s’affirmer radicalement pro-choix.&lt;br /&gt;un droit pour nous toutes !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 204, 0);font-size:130%;" &gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;La Naissance des Pieuvres : Jeudi 17 avril 2008&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il s’agit du premier film de Céline Sciamma, ancienne présidente d’Étudions&lt;br /&gt;Gayment, en sa présence (sous réserve).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Naissance des pieuvres a déjà été nominé et récompensé de&lt;br /&gt;nombreuses fois : prix junior pour le meilleur scénario en 2006, prix pour le&lt;br /&gt;premier film 2007 décerné par le jury Louis Delluc, présenté dans la sélection Un&lt;br /&gt;Certain regard du 60ème festival de Cannes, nominé pour le meilleur premier&lt;br /&gt;film aux césars 2008. Enfin Jeanne Moreau a remis à Céline Sciamma et ses&lt;br /&gt;actrices Pauline Acquart, Louise Blachère et Adèle Haenel le césar d’honneur&lt;br /&gt;qu’elle avait reçu pour ses 60 ans de carrière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce film nous fait vivre les errances de trois jeunes filles&lt;br /&gt;qui s’ennuient, la montée des désirs multiples et pas toujours&lt;br /&gt;bien identifiés autour d’une piscine, lieu de surgissement de ces&lt;br /&gt;obsessions amoureuses adolescentes. En s’attachant à ces personnages,&lt;br /&gt;la réalisatrice nous entraîne dans un univers de sensations, un monde clos où la&lt;br /&gt;féminité de surface masque un bouillonnement sous-marin de désirs naissants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A l’issue de la séance vous êtes conviéEs à poursuivre le débat autour d’un&lt;br /&gt;verre. Nous vous accueillerons également sur notre stands avec des brochures,&lt;br /&gt;du matériel de prévention, des informations...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Amphi B2, bat. B de l’université Paris X Nanterre&lt;br /&gt;RER A : Nanterre Université&lt;br /&gt;Entrée libre et gratuite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 204, 0);font-size:130%;" &gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Halte aux expulsions ! : &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’acharnement de ces dernières années contre les étrangerEs&lt;br /&gt;est impressionnant. Depuis 2002, pas moins de cinq&lt;br /&gt;lois racistes ont été votées, restreignant les droits des&lt;br /&gt;migrantEs : attaques contre l’aide médicale d’Etat, tests ADN, multiplication&lt;br /&gt;des restrictions du droit d’entrée et de séjour, notamment par la limitation&lt;br /&gt;drastique du regroupement familial. Après avoir établi des listes restrictives&lt;br /&gt;de métiers auxquels on peut accéder en fonction du pays de provenance,&lt;br /&gt;le gouvernement a l’intention de modifier la Constitution au printemps pour&lt;br /&gt;introduire la notion de quotas dans la loi. Pour faciliter les expulsions, ils&lt;br /&gt;veulent créer une juridiction spéciale chargée de juger les étrangerEs sans&lt;br /&gt;papierEs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Contrôles au faciès, convocations piège en préfectures, rafles, centres&lt;br /&gt;de rétention, non respect des voies et délais de recours, mise en place&lt;br /&gt;de camps d’enfermement aux frontières de l’Europe… Cet acharnement&lt;br /&gt;répressif brise et tue des êtres humains qui pour échapper aux expulsions&lt;br /&gt;prennent des risques parfois mortels.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’Etat français n’hésite pas a expulser des personnes atteintes du VIH&lt;br /&gt;qui, une fois dans leur pays d’origine, n’auront aucun moyen de se soigner.&lt;br /&gt;Il établissait il y a peu une liste des « pays surs », dans laquelle figure notamment&lt;br /&gt;des pays où l’homosexualité est illégale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chaque année a l’université, de nombreux étudiantEs étrangerEs suivent&lt;br /&gt;leurs études, dont certainEs dans la clandestinité. 20 cas d’étudiantEs&lt;br /&gt;sans-papierEs viennent d’être recensés, dont 14 OQTF (obligation&lt;br /&gt;de quitter le territoire sous 1 mois). Une campagne vient d’être lancée&lt;br /&gt;pour mettre la pression à la nouvelle présidence de la fac, qui préfère laisser&lt;br /&gt;des étudiants galérer, alors qu’il lui suffirait de soutenir les dossiers en préfecture&lt;br /&gt;pour obtenir leurs régularisations.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Halte aux expulsions !&lt;br /&gt;Toi aussi, signe la pétition et viens&lt;br /&gt;RASSEMBLEME NT devant le bat B, JEUDI 27 mars à 13h&lt;br /&gt;MA NIF Nationale, Samedi 5 avril à 14h30, PLA CE d’ITALIE&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 204, 0);font-size:130%;" &gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Le Tabou du sexe : &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est par misogynie qu’on&lt;br /&gt;relègue depuis des siècles&lt;br /&gt;les femmes et leur sexualité&lt;br /&gt;au domaine du privé, du tabou,&lt;br /&gt;du secret, du caché, du honteux.&lt;br /&gt;C’est par misogynie qu’on&lt;br /&gt;intime aux femmes violées&lt;br /&gt;de ne jamais s’en remettre,&lt;br /&gt;et qu’on ne les croit pas si elles en&lt;br /&gt;parlent sans culpabilité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tant que le sexe restera aux&lt;br /&gt;marges de la ville, aux marges du discours et du langage, aux marges du cinéma&lt;br /&gt;et de la littérature, les femmes resteront opprimées. La sexualité des femmes&lt;br /&gt;restera invisible et impensable. Nos désirs resteront ignorés et jamais pris&lt;br /&gt;en considération, toujours relégués au second plan. La sexualité des hommes&lt;br /&gt;restera perçue comme un instinct coupable mais irrépressible, dont l’assouvissement&lt;br /&gt;passe trop souvent par la violence. Refuser de donner une réelle place au sexe, c’est&lt;br /&gt;accepter que les Infections Sexuellement Transmissibles gagnent du terrain. Ne pas&lt;br /&gt;tenir compte des différentes pratiques sexuelles empêche d’avoir une information&lt;br /&gt;précise et adéquate sur la contraception et la prévention des IST, car&lt;br /&gt;sans prendre en compte toutes les pratiques et désirs, comment mieux cibler la&lt;br /&gt;prévention ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lorsqu’une femme parle de sa sexualité ouvertement, lorsqu’une femme&lt;br /&gt;exprime ses désirs, lorsqu’elle est sujet sexuel et non objet sexuel, elle fait&lt;br /&gt;acte de contestation. Elle refuse de mettre ses désirs sous silence et d’attendre&lt;br /&gt;bien gentiment qu’on lui laisse la parole. Elle la prend. Lorsqu’une travailleuse du&lt;br /&gt;sexe sort le jour, hors des espaces géographiques et temporels marginaux auxquels&lt;br /&gt;elle est cantonnée (bois, nuit...), lorsqu’elle parle de son travail sans honte,&lt;br /&gt;elle proteste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parler cul dans une société basée sur la frustration, la fidélité, les normes&lt;br /&gt;sexuelles est un acte révolutionnaire. La preuve : ils sont réprimés avec une violence&lt;br /&gt;terrible, et bien souvent forcés au silence. C’est qu’ils sont intolérables, insupportables&lt;br /&gt;pour les hommes et pour les femmes respectables. S’ils n’étaient pas une menace&lt;br /&gt;pour la société patriarcale, pourquoi les hommes et la société en général aurait-ils&lt;br /&gt;tant besoin de les oublier, de les cacher ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 204, 0);font-size:130%;" &gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Le Travail du sexe : &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu’est-ce que le travail du sexe ? Pourquoi utiliser cette&lt;br /&gt;expression ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout d’abord, il est&lt;br /&gt;important de définir ce qu’est&lt;br /&gt;le travail du sexe. Il s’agit&lt;br /&gt;de tous les services&lt;br /&gt;de l’industrie du sexe&lt;br /&gt;: les diverses formes de&lt;br /&gt;prostitution mais aussi les&lt;br /&gt;strip-teases, les massages&lt;br /&gt;érotiques, la pornographie,&lt;br /&gt;le téléphone rose, etc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le terme de&lt;br /&gt;prostitution est imprécis, et&lt;br /&gt;chargé moralement, puisqu’il&lt;br /&gt;est associé à la criminalité.&lt;br /&gt;“Prostituée”, “putain”,&lt;br /&gt;“pute” sont des&lt;br /&gt;désignations négatives&lt;br /&gt;qui restreignent&lt;br /&gt;l’identité de la personne&lt;br /&gt;aux activités qu’elle&lt;br /&gt;exerce. L’expression travail&lt;br /&gt;du sexe permet de définir ces&lt;br /&gt;activités en termes de travail,&lt;br /&gt;puisqu’il s’agit d’occupations&lt;br /&gt;génératrices de revenus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enormément d’idées reçues sont véhiculées concernant le travail du&lt;br /&gt;sexe. Pour les remettre en cause, on peut apporter des réponses à&lt;br /&gt;un certain nombre de questions et clarifier quelques notions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi parler de travail du sexe permet de dissocier l’activité économique&lt;br /&gt;et la personne elle-même, de ne pas confondre les travailleurSEs du&lt;br /&gt;sexe avec le travail qu’elles pratiquent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le terme travail du sexe permet également de recentrer le débat sur&lt;br /&gt;les conditions de travail, au lieu de considérer systématiquement&lt;br /&gt;les personnes impliquées comme des déviantEs ou des&lt;br /&gt;victimes. Cela nous permet donc de poser des revendications en regard&lt;br /&gt;des droits des travailleuses : le droit de travailler en santé et en&lt;br /&gt;sécurité, le droit de ne pas être violentées, harcelée ou discriminées,&lt;br /&gt;le droit de s’associer avec d’autres pour&lt;br /&gt;se protéger (par ex en syndicat), le droit à&lt;br /&gt;la dignité et à l’intégrité de sa personne.&lt;br /&gt;Pour exercer leur travail, ils/elles mettent&lt;br /&gt;en oeuvre des aptitudes, des compétences, à la fois&lt;br /&gt;physiques, techniques, psychologiques, de gestion&lt;br /&gt;financière, etc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourquoi faire ces métiers ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est la question la plus couramment&lt;br /&gt;posée. En guise de réponse la plupart des&lt;br /&gt;travailleurSEs du sexe vous diront, très&lt;br /&gt;simplement, qu’il/elles pratiquent ce&lt;br /&gt;travail pour gagner leur vie. Et comme pour&lt;br /&gt;tout métier, une foule d’autres motivations influencent&lt;br /&gt;leur décision de l’exercer (avoir des horaires flexibles, rencontrer une variété de&lt;br /&gt;gens en provenance de différents milieux ou parce qu’on se sent à l’aise avec la&lt;br /&gt;sexualité, la nudité, l’écoute, le soutien moral). On pose très souvent cette question&lt;br /&gt;aux travailleurSEs du sexe, il est pourtant plus rare qu’on demande à un employé&lt;br /&gt;de Mcdonald, à une secrétaire, à un médecin ou à une avocate d’expliquer leurs&lt;br /&gt;motivations à l’égard de leur profession.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;N’est-il pas dégradant pour les travailleurSEs du sexe de&lt;br /&gt;vendre son corps ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On utilise souvent les expressions « se vendre » ou « vendre son corps »&lt;br /&gt;lorsqu’on parle de travail du sexe. Il est faux de croire que l’on achète ou loue unE&lt;br /&gt;travailleurSE du sexe : la vente concerne des services. Ces services sexuels ou&lt;br /&gt;érotiques sont établis à l’avance, déterminés en fonction de ce qu’il/elle choisit de&lt;br /&gt;faire, ses aptitudes et ses limites. Ils ne sont pas négociables. Car lorsqu’on a recours&lt;br /&gt;aux services d’un travailleur ou d’une travailleuse du sexe, ça ne nous donne pas&lt;br /&gt;de droit sur cette personne, on lui achète simplement un service dans les conditions&lt;br /&gt;qu’elle ou il a décidé. Quant un prof dispense un cours, il ne vend pas son cerveau,&lt;br /&gt;quand un ouvrier travaille à l’usine il ne vend pas ses bras…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;N’est-il pas dégradant de faire rentrer un rapport&lt;br /&gt;marchand dans le rapport sexuel ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On pense souvent que les rapports sexuels tarifés sont&lt;br /&gt;exclusivement l’apanage des putes, mais si l’on s’interroge, on peut&lt;br /&gt;voir que ça n’est pas le cas. Nous avons tous des rapports&lt;br /&gt;sexuels pour autre chose que le rapport sexuel en soi :&lt;br /&gt;en échange de la paix dans notre couple, pour remercier&lt;br /&gt;notre partenaire d’un cadeau ou d’une gentillesse, pour avoir des&lt;br /&gt;sensations fortes, pour répondre à un besoin physique, etc. Même&lt;br /&gt;lorsqu’il ne s’agit pas d’un échange, on peut avoir des rapports sexuels pour de&lt;br /&gt;très nombreuses raisons et toutes entrent dans le cadre de la sexualité. Le but n’est&lt;br /&gt;pas toujours le plaisir sexuel, nous avons tous des motivations diverses. Le travail du&lt;br /&gt;sexe est un échange contre rémunération, et comme dans tous les rapports sexuels&lt;br /&gt;consentis, chacun des partenaires y trouve quelque chose.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourquoi est-ce que je ne connais pas de travailleurSE du&lt;br /&gt;sexe ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La réalité c’est que nous connaissons tous et toutes autour de&lt;br /&gt;nous des travailleurs et des travailleuses du sexe, mais la plupart&lt;br /&gt;préfèrent garder le silence sur leurs activités. La cause, nous la connaissons&lt;br /&gt;: les préjugés et la stigmatisation de la société. S’ajoutent à cela toutes sortes d’idées&lt;br /&gt;préconçues qui sont couramment véhiculées. Des associations faciles sont établies,&lt;br /&gt;par exemple, avec l’usage de drogue, les agressions sexuelles et le crime organisé, ce&lt;br /&gt;qui illustre l’ignorance des diverses réalités de ce travail et renforce la victimisation et&lt;br /&gt;le silence des premiers et premières concernés. Il devient alors difficile de s’affirmer&lt;br /&gt;comme travailleur ou travailleuse du sexe ou de parler ouvertement de ce que l’on&lt;br /&gt;aime dans ce travail sans se faire juger. Or, taire ce que l’on fait par crainte&lt;br /&gt;du jugement a un impact énorme sur la santé et le bien-être.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’établissement d’un lien de confiance, permettant aux prostituéEs de libérer&lt;br /&gt;leurs paroles, ne peut se réaliser qu’en adoptant une attitude ouverte, de respect et&lt;br /&gt;d’absence de jugement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu’est ce qu’ils et elles acceptent de faire et de ne pas&lt;br /&gt;faire ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il n’y a pas deux travailleurSEs du sexe identiques. Chacun établit&lt;br /&gt;ses propres règles et limites quant aux actes qu’il ou elle accepte&lt;br /&gt;de livrer, aux tarifs ou à la durée des services sexuels. Chacun-e peut&lt;br /&gt;consentir à faire des choses et refuser d’en faire d’autres. UnE prostituéE n’est pas&lt;br /&gt;obligéE de faire ce que le/la clientE veut et s’il/elle est contraintE, c’est un viol, une&lt;br /&gt;agression...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Est-ce que les travailleuses du sexes ont été abusées&lt;br /&gt;sexuellement durant leur enfance ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au cours de sa vie, une femme sur trois sera agressée&lt;br /&gt;sexuellement. Certaines travailleuses du sexe ont subi, comme&lt;br /&gt;de nombreuses femmes, une agression sexuelle durant leur enfance.&lt;br /&gt;Certains travailleurs du sexe en ont également subi. D’autres par&lt;br /&gt;contre n’ont jamais vécu ce type d’agression. La plupart des victimes&lt;br /&gt;d’agressions sexuelles ne travaillent pas dans l’industrie du sexe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu’est ce que la criminalisation entraîne sur les&lt;br /&gt;conditions de travail ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En France la prostitution, c’est-à-dire l’échange de rapports&lt;br /&gt;sexuels contre de l’argent ou d’autres considérations de valeur, n’est&lt;br /&gt;pas interdit. Par contre sont considérées comme illégales toutes les&lt;br /&gt;activités permettant son exercice. Il est interdit par exemple, d’exercer la&lt;br /&gt;prostitution à son domicile ou de tenir un lieu à cette fin. La loi interdit également&lt;br /&gt;les ententes entre prostituéEs, ou avec une tierce personne pour assurer un cadre de&lt;br /&gt;sécurité, elle interdit aussi d’embaucher quelqu’un pour répondre au téléphone ou&lt;br /&gt;placer des annonces.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces lois ont pour effet d’emmener dans le domaine judiciaire les relations&lt;br /&gt;personnelles des prostituées, puisque les policiers peuvent présumer que les&lt;br /&gt;colocataires, partenaires intimes et membres de la famille tirent un quelconque&lt;br /&gt;avantage économique de la prostitution. Si une prostituée loue un appartement pour&lt;br /&gt;vivre, le/la propriétaire de cet appartement peut être poursuivi pour proxénétisme.&lt;br /&gt;La loi handicape donc sérieusement les personnes désirant exercer&lt;br /&gt;le travail du sexe, en criminalisant et en stigmatisant aussi bien les&lt;br /&gt;travailleurSE que leur entourage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un nouveau cap a été passé avec l’article 50 de la LSI (Loi&lt;br /&gt;Sarkozy sur la Sécurité Intérieure) qui interdit le « racolage passif ». Bien&lt;br /&gt;évidemment ce qui est considéré comme « racolage passif » est défini par les&lt;br /&gt;policiers. Cette loi leur a donné les pleins pouvoirs et les violences policières n’ont&lt;br /&gt;de cesse d’augmenter, comme le note Cabiria (asso mixte de prévention en direction&lt;br /&gt;de la communauté pute de Lyon) : « Harcèlement permanent, contrôles, descentes,&lt;br /&gt;fouilles, vol de leur argent, insultes racistes, chantages, gardes à vue arbitraires sans&lt;br /&gt;pouvoir ni boire, ni manger, ni contacter un avocat... ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les lois actuelles rendent donc extrêmement difficile l’exercice de la&lt;br /&gt;prostitution dans des conditions décentes de sécurité, et laissent place aux violences&lt;br /&gt;les plus fortes, que ce soit de la part des clients ou de la police. Les prostituéEs&lt;br /&gt;doivent se cacher davantage, se dépêcher davantage, et cela signifie moins de&lt;br /&gt;sélection des clients, et une plus grande difficulté à imposer le port du préservatif.&lt;br /&gt;Ces lois sont très rarement appliquées pour protéger les travailleurSEs du sexe, mais&lt;br /&gt;la plupart du temps pour les criminaliser.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La plupart des autres formes de travail du sexe (strip-tease, peepshow,&lt;br /&gt;porno, téléphone rose, etc) sont légales, mais elles sont méprisées par le droit du&lt;br /&gt;travail et par conséquent il y a très peu de protections sociales pour les travailleurs&lt;br /&gt;et les travailleuses du sexe. Nous devons donc nous battre aux&lt;br /&gt;cotés des travailleurSEs du sexe pour qu’ils/elles obtiennent&lt;br /&gt;des droits fondamentaux, au même titre que tous les autres&lt;br /&gt;travailleurSE.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelles pistes ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout d’abord nous nous rendons bien compte que la&lt;br /&gt;criminalisation amène des situations catastrophiques. Que la plupart des&lt;br /&gt;lois actuelles en matière de travail du sexe sont dangereuses et violentes.&lt;br /&gt;La revendication la plus importante est donc la décriminalisation. C’est&lt;br /&gt;le premier pas pour que les travailleuses et les travailleurs du sexe soient reconnus&lt;br /&gt;comme des citoyenNEs à part entière, pour qu’elles/ils soient prisEs au sérieux,&lt;br /&gt;respectés dans leurs droits fondamentaux, protégées par la police et non agresséEs.&lt;br /&gt;C’est également le premier pas vers la possibilité d’exercer leur métier dans les&lt;br /&gt;meilleures conditions de santé et de sécurité possibles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut oeuvrer à la reprise de parole des travailleurSEs du sexe eux/ellesmêmes,&lt;br /&gt;car les débats ne peuvent plus se placer dans l’abstrait et notre objectif est&lt;br /&gt;que leurs conditions de travail et de vie soient les meilleures possibles. Qui sont les&lt;br /&gt;mieux placés que les premierEs concernéEs pour connaître leurs besoins.&lt;br /&gt;La légalisation pose beaucoup de questions quand on voit que&lt;br /&gt;dans la plupart des pays qui ont légalisés, les rapports d’exploitation&lt;br /&gt;sont soudainement&lt;br /&gt;devenus plus violents.&lt;br /&gt;Nous pouvons prendre&lt;br /&gt;l’exemple de l’Australie dont&lt;br /&gt;certaines maisons closes&lt;br /&gt;sont cotées en bourse. En&lt;br /&gt;effet du point de vue de&lt;br /&gt;la sécurité et de la santé,&lt;br /&gt;les conditions de travail&lt;br /&gt;sont meilleures mais on&lt;br /&gt;demande une productivité&lt;br /&gt;toujours plus grande aux&lt;br /&gt;travailleurSEs. Les lois&lt;br /&gt;qui régissent le travail&lt;br /&gt;du sexe doivent donc&lt;br /&gt;émaner de ceux et&lt;br /&gt;celles qui le pratiquent&lt;br /&gt;ou l’ont pratiqué, mais&lt;br /&gt;il est compliqué de passer&lt;br /&gt;en quelques mois d’un&lt;br /&gt;cadre criminel à un cadre&lt;br /&gt;légalisé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 204, 0);font-size:130%;" &gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Interview : &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cadyne, travailleuse du sexe, co-présidente du groupe Les Putes,&lt;br /&gt;membre du Collectif Droit et Prostitution.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans quelles conditions travaillent les sex workers en&lt;br /&gt;France aujourd’hui ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Loi de Sécurité Intérieure de 2003 a donné carte blanche à la&lt;br /&gt;police pour réprimer le travail de rue. Concrètement c’est du harcèlement,&lt;br /&gt;les amendes à répétions, les violences en tout genre. La répression nous&lt;br /&gt;pousse dans la clandestinité et a multiplié les risques de violences.&lt;br /&gt;Internet est pour l’instant plutôt épargné par la répression, ce qui en&lt;br /&gt;fait le principal espace de travail. L’inconvénient en est un isolement de&lt;br /&gt;celles(ceux) qui exercent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les lois contre le proxénétisme, tel que défini actuellement, nous empêchent&lt;br /&gt;de nous organiser, de travailler par exemple dans le même studio à&lt;br /&gt;plusieurs, car elles répriment toute aide à la prostitution, même par une&lt;br /&gt;autre pute.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par contre, pas grand-chose n’est fait pour nous protéger des vrais proxénètes&lt;br /&gt;et agressions, comme le viol qui n’est pas reconnu quand la victime est une&lt;br /&gt;pute. Les plaintes sont rarement enregistrée et certaines condamnations&lt;br /&gt;n’ont donné lieu qu’un amende équivalent au prix d’une passe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Où en est le mouvement ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous travaillons maintenant en collectif, Droit et Prostitution, comprenant&lt;br /&gt;des orgas communautaires et de soutien. On mène à la fois un travail de&lt;br /&gt;lobbying auprès des parlementaires pour l’abolition de la LSI, un travail&lt;br /&gt;activiste de lutte contre la stigmatisation et le business abolitionniste : les&lt;br /&gt;assos anti-prostitution reçoivent une fortune en subvention, en parlant en&lt;br /&gt;notre nom. Il y a aussi un volet de soutien et de santé communautaire&lt;br /&gt;mené avec entre autres Le Bus des Femmes, Act Up, Arcade et le PASTT…&lt;br /&gt;(membres du collectif).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quels liens avec les autres mouvements ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On travaille beaucoup avec plusieurs orga LGBT, et des&lt;br /&gt;groupes comme le Scalp et Résistons Ensemble.&lt;br /&gt;Le CNDF et les groupes qui le composent sont&lt;br /&gt;majoritairement abolitionnistes. Du côté des partis&lt;br /&gt;politiques seuls Les Verts Paris soutiennent nos&lt;br /&gt;revendications. D’autres se contentent de dire qu’ils sont contre la répression,&lt;br /&gt;ou pire comme la LCR qui refuse même de nous rencontrer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourquoi aller à la Pute Pride et participer aux assises de la&lt;br /&gt;prostitution ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les assises sont le moment pour nous de débattre collectivement des&lt;br /&gt;revendications, faire le point sur nos conditions de travail et discuter du&lt;br /&gt;statut que l’on souhaite. Plusieurs collègues viennent d’autres pays et&lt;br /&gt;témoignent des différents systèmes et conditions de travail en Europe. C’est&lt;br /&gt;un moment pour entendre une parole à la première personne, qui contre dit&lt;br /&gt;les stéréotypes sur les travailleuses(eurs) du sexe et la prostitution.&lt;br /&gt;La marche rend visible notre combat. Elle marque le 5ème anniversaire de&lt;br /&gt;la LSI, loi sexiste, raciste et répressive. Il faut absolument la dénoncer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu’est ce que vous cherchez comme solidarité ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut créer et soutenir les mouvements féministes non-putophobes, non&lt;br /&gt;islamophobes et non-hétérosexistes , en sommes où les femmes minoritaires&lt;br /&gt;peuvent lutter à égalité avec les autres militantes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En tant que travailleuses on demande le soutient des syndicats dans la&lt;br /&gt;lutte pour nos droits mais pour l’instant ils sont réticents à reconnaître notre&lt;br /&gt;activité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En quoi la lutte des putes concerne-t-elle tout le monde ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le stigmate de putain est un moyen de contrôle sur les femmes et la&lt;br /&gt;sexualité. La menace d’être assimilé à une pute et donc de subir le même&lt;br /&gt;stigmate pèse sur toute personne qui n’obéit pas au code moral. On le voit&lt;br /&gt;avec des titres comme « Ni putes ni soumises » qui vont non seulement&lt;br /&gt;participer à notre discrimination mais surtout ne contestent pas l’oppression&lt;br /&gt;réellement : c’est se mettre dans une position de justification, où les droits et&lt;br /&gt;le respect seraient conditionnés par le fait de se différencier de celles dont&lt;br /&gt;l’oppression serait justifiée. Tant que les putes seront stigmatisées, il restera&lt;br /&gt;ce chantage et donc ce contrôle. En faisant de l’insulte une fierté c’est tout&lt;br /&gt;le système patriarcal- hétéronormé qui est attaqué.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 204, 0);font-size:130%;" &gt;Psycho-test :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;12 questions, 4 profils pour découvrir la catin&lt;br /&gt;qui sommeille en toi&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1. Ta chanson préférée:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;u Hôtel particulier (Gainsbourg)&lt;br /&gt;g Ma salope à moi (Doc Gynéco)&lt;br /&gt;n P.I.M.P. (50ct)&lt;br /&gt;t Pretty woman (Roy Orbison)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2. Ton client chouchou:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;g A genou et ton loyer…on s’en fout&lt;br /&gt;t Un vieux gentil avec une 406 chauffée&lt;br /&gt;u Celui à la Gold MasterCard&lt;br /&gt;n 20% pour mes protégées, 90% pour ma pomme&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3. Tes habits de tous les jours:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;n Un décolleté 105F et une robe Tati mariage&lt;br /&gt;u Une goutte de Chanel n°5 et un chihuahua&lt;br /&gt;t Talon aiguilles, résilles et juste un manteau de fourrure par -40°C&lt;br /&gt;g Coupe Fillon, cravate bleue et pull autour du cou&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;4. T’habites où, chériE?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;t Ta bite où ? En moi, mon chou !!&lt;br /&gt;n La maison close du 7ème non-déclarée depuis 1957&lt;br /&gt;g Le 200 m² de fonction du Ministère du Logement&lt;br /&gt;u Aux Emirats à Dubaï pour les vacances, le reste du temps Private room à&lt;br /&gt;Vegas&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;5. Comme toutes les putes, tu es dépravée donc tu te drogues,&lt;br /&gt;mais c’est quoi celle que tu préfères?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;u Caviar sauce champagne&lt;br /&gt;g La drogue c’est mal, sauf la cocaïne de daddy&lt;br /&gt;n 2 paquets de Gitanes sans filtre par jour&lt;br /&gt;t Les hormones achetées sous le manteau au bois de Boubou&lt;br /&gt;quelle grosse teupu es-tu ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;6. Le pire qui te soit arrivé:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;n Ejac-baskets&lt;br /&gt;g la grève des taxis&lt;br /&gt;t Se prendre des coups de matraque au lieu d’un coup de bite&lt;br /&gt;u Comment ça y a pas de jacuzzi?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;7.Racolage passif ou actif, ta phrase d’accroche c’est quoi?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;t Tu montes chéri?&lt;br /&gt;u Montre-moi ta grosse Rolex&lt;br /&gt;n Pas cher, pas cher!&lt;br /&gt;g Salut, c’est la valise RTL&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;8. Le sexe pour toi c’est:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;u Un coup et des sous&lt;br /&gt;n Une activité lucrative&lt;br /&gt;t La routine&lt;br /&gt;g Le 3ème samedi du mois&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;9. Au pieux, t’es la reine (le roi) de :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;g la fidélité bien sur&lt;br /&gt;u l’Amazone-rodéo avec santiags en croco&lt;br /&gt;t La pipe et du massage rectal à éjac immédiate (médaille d’or depuis&lt;br /&gt;1881)&lt;br /&gt;n La bise au client pour qu’il se rhabille vite et qu’il paye bien&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;10. Il y a autre chose que le sport en chambre dans la vie: c’est&lt;br /&gt;quoi ton sport favori?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;n 400 m haies après mauvais payeur&lt;br /&gt;u Combat de caniche royal&lt;br /&gt;t Course de fond dans les bois avec les flics aux trousses&lt;br /&gt;g Mini-golf&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;11. Le sexe ça donne soif, tu picoles...?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;u Du champ’ dans mes bottines Vuitton&lt;br /&gt;g ...et tu cognes !&lt;br /&gt;n Un pastis pour la 19 !&lt;br /&gt;t Un Sex on da biatch&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;12. Ton accessoire fétiche:&lt;br /&gt;n Mon soutif-caissier&lt;br /&gt;g Ma lingette auto-bronzante&lt;br /&gt;t Ma moumoute Saint-Algue&lt;br /&gt;u Mon vibro Sonia Rykiel&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Résultats&lt;/span&gt; :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;n Mère-maquerelle: tu n’as toujours pas&lt;br /&gt;bien compris le sens du mot proxénétisme, tu&lt;br /&gt;continues à t’occuper de tes ptites protégées&lt;br /&gt;(la nouvelle petite rousse est particuliètrement&lt;br /&gt;gironde d’ailleurs, tu la recommandes à tes&lt;br /&gt;meilleurs clients), en attendant de pouvoir ouvrir&lt;br /&gt;un Baisodrome géant comme en Allemagne.&lt;br /&gt;Fais gaffe quand même y a le lit du 17 qui&lt;br /&gt;grince trop et les murs qui s’effritent...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;g Fils de pute: pour toi LSI ça veut juste dire Lèche moi le Slip Idiote!! Les&lt;br /&gt;femmes sont toutes des putes (sauf Moman bien sûr) et le sexe est ce qu’elles&lt;br /&gt;te doivent en tant que mec avec des pulsions de vidage de couilles: c’est&lt;br /&gt;beau la nature... Mais heureusement Etudions Gayment est là pour te sortir&lt;br /&gt;du marasme intellectuel dans lequel tu t’enlises: bonne lecture!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;t Pute de trottoir: pauvre de toi, tu es une espèce en voie de disparition; soit&lt;br /&gt;la LSI (Loi sur la Sécurité Intérieure) te pousse à prendre des risques (et des&lt;br /&gt;amendes), soit tu es une vieille tradi de la rue Saint-Denis dont le savoir-faire&lt;br /&gt;artisanal se perd au fur et à mesure que tu troues tes résilles... Protège-toi,&lt;br /&gt;bats-toi!!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;u Pute de luxe: le sexe est un bon moyen de ramasser de la maille sans trop&lt;br /&gt;se faire chier (à part au lit en fait...) alors tu côtoies les barons, les émirs et&lt;br /&gt;la jet-set internationale. Tu es un bel accessoire que l’on met à son bras pour&lt;br /&gt;les soirées chic (un peu comme une rolex en somme). Patiente encore un peu,&lt;br /&gt;bientôt l’héritage du vieux bande-mou...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 204, 0);font-size:130%;" &gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Assises de la Prostitution et manifestation :&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après cinq ans de lutte acharnée pour dénoncer les effets désastreux&lt;br /&gt;de la répression du racolage et le sort qui est réservé aux prostituéEs&lt;br /&gt;migrantEs sans papiers, les conditions d’exercice de notre activité ne&lt;br /&gt;cessent de se dégrader, nous causant des préjudices matériels et physiques&lt;br /&gt;considérables.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La répression du racolage mène à l’invisibilité de la prostitution et les&lt;br /&gt;prostituéEs ayant cherché des endroits plus discrets où se prostituer se sont&lt;br /&gt;éloignées des structures de prévention. Cette nouvelle situation a rendu plus&lt;br /&gt;difficile la négociation du préservatif avec les clients dont les demandes pour&lt;br /&gt;des rapports non protégés se sont faites de plus en plus fréquentes.&lt;br /&gt;Pour les prostituéEs étrangèrEs, le délit de racolage a essentiellement permis&lt;br /&gt;de contrôler la régularité de leur séjour et d’entraîner leur&lt;br /&gt;jugement et/ou leur éloignement. En outre, depuis 2003, certaines des&lt;br /&gt;prostituéEs étrangèrEs peuvent être éloignées du territoire alors même qu’elles&lt;br /&gt;sont en situation régulière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La répression du racolage a en plus donné lieu à des comportements&lt;br /&gt;inacceptables de la part de certains fonctionnaires de police en portant&lt;br /&gt;atteinte aux droits des prostituéEs .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Face à une telle situation, qu’apporterait la pénalisation renforcée du&lt;br /&gt;client comme cela est actuellement envisagé par de nombreux partis politiques&lt;br /&gt;européens ? Par cette position, ils entendent substituer à la sanction des «&lt;br /&gt;victimes » que seraient les prostituéEs celle des clients. Les conséquences n’en&lt;br /&gt;seraient pas pour autant différentes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’exemple de la Suède montre bien que la pénalisation des clients,&lt;br /&gt;en interdisant indirectement la prostitution, a pour premières et principales&lt;br /&gt;victimes les prostituéEs, qui, certes dissimuléEs au regard des riverains, sont&lt;br /&gt;néanmoins exposéEs à de multiples dangers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces assises permettront de donner la parole aux prostituéEs qui&lt;br /&gt;exercent leur activité en France mais aussi dans d’autres pays d’Europe.&lt;br /&gt;— manifestation assises de la prostitution&lt;br /&gt;pénaliser les clients =&lt;br /&gt;pénaliser les prostituées&lt;br /&gt;ni criminalisation&lt;br /&gt;ni pénalisation&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elles seront l’occasion de confronter les différentes façons&lt;br /&gt;d’appréhender la prostitution et leurs conséquences pour les&lt;br /&gt;prostituéEs, notamment étrangèrEs. Un accent particulier sera&lt;br /&gt;mis sur l’accès aux droits des prostituéEs face aux effets néfastes&lt;br /&gt;actuels et prévisibles de la répression de la prostitution.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;vendredi 21 mars 2008&lt;br /&gt;9h30-16h ateliers et programmatique; pour les prostitutéEs et leurs alliéEs&lt;br /&gt;Bourse du Travail - salle Léon Jouault - 67 rue de Turbigo Paris 3ème&lt;br /&gt;samedi 22 mars 2008&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Manifestation “Pute Pride” - rassemblement 13h place Pigalle à Paris 9è&lt;br /&gt;membres : ANA: Avec Nos Ainées (Paris), Arap-Rubis (Nîmes), Autres Regards&lt;br /&gt;(Marseille), Bus des Femmes (Paris), Cabiria (Lyon), Entr’Act (Lille), Femmes&lt;br /&gt;de Droits (Paris), Grisélidis (Toulouse), Les Putes (Paris), PASTT(Paris), Act Up-&lt;br /&gt;Paris, Arcat (Paris), Femmes Publiques (Paris), Les Verts (Paris), Scalp Reflex&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 204, 0);font-size:130%;" &gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Poésie : été 2007&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un quidam m’a craché d’ssus hier&lt;br /&gt;Moi dans les bras de mon amie&lt;br /&gt;Lui, légitime, dans les bras de la sienne.&lt;br /&gt;J’ai cherché sur ma nuque&lt;br /&gt;Le feu du foyer d’un mégot&lt;br /&gt;Que je croyais avoir senti&lt;br /&gt;Aterrir à l’entrée d’mon maillot.&lt;br /&gt;Derrière moi, un homme me fixait&lt;br /&gt;Comprenant ce qui venait de se produire :&lt;br /&gt;Il était accompagné ;&lt;br /&gt;J’ai cherché plus loin&lt;br /&gt;Vers d’autres usagers du RER E&lt;br /&gt;Plus haut – trop haut – sur l’escalator&lt;br /&gt;Qui descendait.&lt;br /&gt;Rien.&lt;br /&gt;Pas même des baveux oisifs&lt;br /&gt;Au-dessus d’mon crâne&lt;br /&gt;Sur la passerelle donnant vers l’extérieur.&lt;br /&gt;C’est en me retournant,&lt;br /&gt;Vaincue par l’ignorance&lt;br /&gt;De l’origine du tir et de son auteur,&lt;br /&gt;Que je comprends&lt;br /&gt;Que mon amie n’a rien vu.&lt;br /&gt;Et la voilà qui me serre fort&lt;br /&gt;A l’approche de la disparition&lt;br /&gt;Des marches mécaniques.&lt;br /&gt;Elle me pose une question&lt;br /&gt;Et je n’arrive pas à lui répondre;&lt;br /&gt;Ma main remonte au-delà de ma nuque,&lt;br /&gt;Sur la pointe de mes cheveux,&lt;br /&gt;Arrosée d’un mollard.&lt;br /&gt;« Je crois que je me suis faite cracher&lt;br /&gt;d’ssus ».&lt;br /&gt;Elle s’arrête, m’observe et me console.&lt;br /&gt;J’essaye d’enlever mon sac&lt;br /&gt;Et pose un genoux à terre.&lt;br /&gt;Tandis qu’un groupe passe&lt;br /&gt;Que je ne vois pas,&lt;br /&gt;L’un d’eux retient l’attention&lt;br /&gt;De ma petite amie.&lt;br /&gt;« C’est chaud... » me lance-t-elle&lt;br /&gt;Apercevant le dos d’ma veste :&lt;br /&gt;Pourtant la substance qui gisait&lt;br /&gt;Sur mes doigts&lt;br /&gt;Ne me semblait que froide et visqueuse.&lt;br /&gt;Je nettoyais d’un coup d’mouchoir&lt;br /&gt;Les multiples trainées qui rayaient ma veste.&lt;br /&gt;Je dois probablement m’estimer heureuse&lt;br /&gt;D’avoir essuyé un peu d’crachin&lt;br /&gt;Plutôt qu’avoir été embourbée dans l’glaviot.&lt;br /&gt;Etrangement je ne pardonnais pas au&lt;br /&gt;responsable&lt;br /&gt;Et j’attendais presque que la pluie&lt;br /&gt;réapparaisse&lt;br /&gt;Pour engueuler le ciel.&lt;br /&gt;Il était déjà loin&lt;br /&gt;Quand nous nous remîmes à marcher.&lt;br /&gt;C’était le type accompagné,&lt;br /&gt;Juste derrière nous sur l’escalator,&lt;br /&gt;Qui avait selon mon amie&lt;br /&gt;Lancé un « Vive Sarko! »&lt;br /&gt;En passant près de nous.&lt;br /&gt;Invisible à mes yeux,&lt;br /&gt;Caché dans le cyclone de la stupidité&lt;br /&gt;La plus éloquente comme la plus silencieuse,&lt;br /&gt;J’implosais sous la rage :&lt;br /&gt;Le mépris le plus insoutenable et gratuit&lt;br /&gt;Est celui qui ne s’embarrasse pas même&lt;br /&gt;De jouer les groq bras ou&lt;br /&gt;De venir s’expliquer&lt;br /&gt;Avec ceux qu’elle traite de fiotte.&lt;br /&gt;J’espère que sa copine a su apprécier&lt;br /&gt;La folle soirée passée à ses côtés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Douille&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 204, 0);font-size:130%;" &gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;King-Kong Theorie de Virginie Despentes :&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Paru chez Grasset en 2006, son dernier livre n'est&lt;br /&gt;pas un roman mais un recueil d'articles sur la prostitution, le viol, la&lt;br /&gt;pornographie... Ils remettent en question les discours bien-pensants en&lt;br /&gt;apportant une analyse féministe originale de ces questions.Le livre est&lt;br /&gt;facile à lire, très court. Les sujets sont abordés à partir de l'expérience&lt;br /&gt;personnelle de l'auteure, de manière très subjective et intime. Cela les rend&lt;br /&gt;accessibles et touchants. Mais les articles sont aussi fortement ancrés dans&lt;br /&gt;la lignée féministe pro-sexe, et pleins de références théoriques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« J'écris&lt;br /&gt;de chez les moches, pour les moches, les vieilles, les camionneuses, les&lt;br /&gt;frigides, les mal baisées, les imbaisables, les hystériques, les tarées, toutes&lt;br /&gt;les exclues du marché de la bonne meuf. » Ce livre est un manifeste, celui&lt;br /&gt;d'un féminisme nouveau, qui refuse la victimisation et le moralisme, un&lt;br /&gt;féminisme radical et incluant à la fois.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18348824-1163591553005864426?l=magazineeg.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://magazineeg.blogspot.com/feeds/1163591553005864426/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=18348824&amp;postID=1163591553005864426' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18348824/posts/default/1163591553005864426'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18348824/posts/default/1163591553005864426'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://magazineeg.blogspot.com/2008/09/meg-n19-sortie-avril-2008_21.html' title='MEG n°19 (sortie avril 2008)'/><author><name>Etudions Gayment</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02244969064023236490</uri><email>etudionsgayment@gmail.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='10589154895826283517'/></author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-18348824.post-114125221662161804</id><published>2006-03-01T23:29:00.000+01:00</published><updated>2006-03-01T23:30:16.626+01:00</updated><title type='text'>Les aventures de la philosophie au pays des pédés</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;Les fabuleuses histoires de Tata Prout&lt;br /&gt;LES AVENTURES DE LA PHILOSOPHIE&lt;br /&gt;AU PAYS DES PEDES&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;PREMIER EPISODE&lt;br /&gt;SUPER MICHEL ET LES HERMAPHRODITES&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Michel Foucault est déjà un iconoclaste au pays de la philosophie quand est publié en 1976 La Volonté de savoir. Ce premier tome de L’Histoire de la sexualité est un avant-goût de ce que nous propose Super Michel par la suite: Super Michel, philosophe du SM et du fist fucking; Super Michel, philosophe des résistanceS et grand-père du queer (c’est un peu Papy fait de la résistance...); Super Michel, un fucking saint d’après David Halperin; Super Michel, quoi!!...&lt;br /&gt;Mais aujourd’hui mes agneaux je vous conterai les fantastiques aventures de Super Michel chez les hermaphrodites.&lt;br /&gt;En 1978, Super Michel poursuit ses enquêtes autour de la «sexualité» et présente les mémoires d’unE hermaphrodite de la moitié du XIX ème siècle: Herculine Barbin dite Alexina B (publié chez Gallimard dans la collection Les Vies parallèles, projet inabouti de Super Michel). Alors oui Herculine Barbin, c’est pas un nom, me direz-vous; c’est normal qu’avec un nom pareil elle aie des problèmes dans la vie... Si si je vous entends d’ici...&lt;br /&gt;Super Michel, dans Le vrai sexe (intro à l’édition américaine, reprise dans Arcadie en 1980), explique que le cas d’Alexina est particulier car il se trouve à un moment de glissement entre deux formes de réactions (à la fois populaire et médicale) face aux hermaphrodites. Au Moyen-Age, les hermaphrodites sont considérés comme des monstres comportant les caractéristiques des deux sexes; ils devaient donc choisir un sexe à l’âge adulte et le garder toute la vie. A partir du XVIIIème siècle, les hermaphrodites ne sont plus considérés que comme des «pseudo-hermaphrodites»; ce sont en quelque sorte des «dissimulateurs»: ils cachent leur véritable nature, leur vraie identité en dissimulant leur «vrai sexe». On n’admet pas qu’un individu puisse avoir deux «sexes», il doit nécessairement avoir un seul sexe, le bon.&lt;br /&gt;Et là Super Michel attaque: nous sommes encore aujourd’hui dans un dispositif similaire. Non seulement il s’agit de savoir quel est le «vrai sexe» de chacun, mais encore de découvrir «au fond du sexe, la vérité» de l’individu, l’identité profonde de chacun. Super Michel vise ici directement la psychanalyse de papa et tous les psy-trucs fleurissants qui cherchent à tout prix à faire avouer son «sexe» et sa «sexualité» au patient. Au XXème siècle, ne pas avoir de «vrai sexe», avoir un «sexe ambigu», être attiré par des personnes du «même sexe» est toujours un problème de vérité et d’identité avec un fort enjeu moral et politique: «réveillez-vous, jeunes gens, de vos jouissances illusoires; dépouillez vos déguisements et rappelez-vous que vous avez un sexe, un vrai.» Quel blagueur ce Michel!!&lt;br /&gt;Super Michel est quand même très fort: avec sa vision kryptonite, il analyse la situation et frappe là où ça fait mal: ce que la société exige de nous, c’est «une correspondance rigoureuse entre le sexe anatomique, le sexe juridique, le sexe social.» Et pan! dans les dents!! Le récit d’Alexina est particulièrement intéressant car dans la façon dont il/elle écrit ses mémoires, on perçoit que ce que certains jugent comme une irrégularité, voire un fait anormal, est vécu comme une évidence: l’identité d’Alexina est floue, elle n’est pas scotchée à son «sexe». On voit bien comment peu à peu une nature, un «vrai sexe» est construit. La nature n’est pas un donné, mais bien une construction culturelle, sociale, juridique, médicale...: «il n’existe pas de vrai sexe.» La nature n’est que peu naturelle; elle est élaborée comme une norme. Ce processus de normalisation exclue puis enveloppe les irrégularités: finalement, ce qui est de l’ordre de la différence est réduit à cette norme unifiante.&lt;br /&gt;A cet égard le dossier qui accompagne les mémoires d’Alexina est particulièrement révélateur: on y voit ce processus à l’oeuvre. Finalement ce qui était un mystère s’éclaire tout simplement: «la jeune fille était tout simplement un jeune homme.» Ah ben oui, tout de suite comme ça c’est beaucoup plus simple!!!!!!! il s’agissait juste d’une petite «erreur». Alexina est ainsi renduE «à son véritable sexe.» Et voilà!&lt;br /&gt;Le cas d’Alexina et son analyse par Super Michel font écho encore aujourd’hui: on demeure dans un dispositif de «chasse à l’identité» alors qu’on sait qu’un nombre non négligeable de personnes naissent intersexuées. Encore aujourd’hui, on impose un «sexe» et un seul vrai à ses personnes en les opérant dès la naissance. Sans parler des transsexuels, transgenres et autres...&lt;br /&gt;Ne pourrait-on pas détacher l’identité du «sexe» et de la «sexualité», faire proliférer les uns et les autres, tantôt en connexion, tantôt en disjonction??? Pourquoi pas de multiples possibilités d’être, des variations incessantes, des jeux d’identités??? Pourquoi toujours penser en termes d’orientation sexuelle ou de «choix d’objet sexuel» et pas aussi en termes de pratiques sexuelles et de plaisirs??? Super Michel ne nous dit pas que c’est forcément mieux autrement, mais qu’il y a des possibilités ouvertes, différentes, créatrices. Alexina est une de ces possibilités: dans la nouvelle inspirée par ses mémoires, «elle n’est rien d’autre, elle le garçon-fille, le masculin-féminin jamais éternel, que ce qui passe, le soir, dans les rêves, les désirs, et les peurs de chacun. Panizza [l’auteur de la nouvelle] n’a voulu en faire qu’une figure d’ombre sans identité et sans nom, qui s’évanouit à la fin du récit sans laisser de trace.» Pfffftt...&lt;br /&gt;Il semble cependant difficile d’échapper totalement à la construction d’une identité; il s’agit plutôt de savoir comment brouiller les codes établis d’une identité normée et imposée de l’extérieur et se fabriquer sa propre façon d’expérimenter les identités: comment troubler et jouer avec et entre ces identités? La prochaine fois donc, si vous êtes sages, je vous raconterai comment Super Michel envisage de se sortir des griffes de la norme gluante... Quel programme!! En attendant faites de beaux rêves...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La biblio de Tata Prout:&lt;br /&gt;Herculine Barbin dite Alexina B, Gallimard, 1978.&lt;br /&gt;Dans les Dits et écrits de Foucault: les textes 237 (Le mystérieux hermaphrodite, 1978) et 287 (Le vrai sexe, 1980).&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18348824-114125221662161804?l=magazineeg.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://magazineeg.blogspot.com/feeds/114125221662161804/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=18348824&amp;postID=114125221662161804' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18348824/posts/default/114125221662161804'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18348824/posts/default/114125221662161804'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://magazineeg.blogspot.com/2006/03/les-aventures-de-la-philosophie-au.html' title='Les aventures de la philosophie au pays des pédés'/><author><name>Etudions Gayment</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02244969064023236490</uri><email>etudionsgayment@gmail.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='10589154895826283517'/></author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-18348824.post-114125147431778971</id><published>2006-03-01T23:14:00.000+01:00</published><updated>2006-03-01T23:17:54.326+01:00</updated><title type='text'>Le mythe de Narcisse et le narcissime ou comment devenir pédéraste</title><content type='html'>Pour commencer, il faut vous narrer l'histoire de Narcisse, fils de Céphise et de la nymphe Liriopé, qui reçoit à sa naissance le don d'être aimé des nymphes.&lt;br /&gt;Sa mère, soucieuse de son bonheur, va consulter l'oracle Tirésias, qui lui révèle que son fils ne vivra une longue vie que s'il ne se connaît pas. Narcisse grandit et devient un jeune homme magnifique, dont tous, nymphes comme éphèbes, tombent amoureux. Mais Narcisse est aussi dédaigneux que beau et repousse leurs avances. Il délaisse peu à peu ses compagnons, dont il ne comprend pas les désirs.&lt;br /&gt;Echo, la nymphe qui ne peut parler qu'en répétant les paroles d'autrui, tente, elle aussi, de le séduire et rejetée, se consume d'amour jusqu'à n'être plus que la voix sans corps que nous connaissons. Une autre nymphe, elle aussi éconduite, souhaite que le bel enfant, à son tour, se consume d'amour pour un objet inaccessible. Son souhait est exaucé quand Narcisse, altéré par une longue chasse, voit son reflet dans le lac où il veut étancher sa soif. Il s'éprend alors de ce beau jeune homme mais, lorsqu'il veut l'étreindre, l'autre –son reflet-, s'éloigne. Narcisse voit pourtant qu'il n'est pas insensible, puisque à ses larmes répondent les larmes de l'image aimée, que les mots d'amour qu'il murmure lui sont renvoyés, mais lorsqu'il veut embrasser son amant, celui-ci disparaît. Narcisse comprend que celui qu'il aime n'est autre que lui-même, et souhaiterait n'être plus lui-même pour ne plus être l'autre.&lt;br /&gt;Désespéré par cet amour impossible, il se frappe la poitrine et se lamente. Lorsqu'une de ses larmes tombent dans le lac et brouille le reflet aimé, il se couche dans l'herbe et se laisse mourir. L'on dit qu'aux Enfers, Narcisse se regardait encore dans les eaux du Styx. Lorsque les nymphes voulurent porter le corps sur le bûcher funèbre, elles ne trouvèrent qu'un narcisse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourquoi cela nous intéresse-t-il ? Parce que c'est à partir de ce mythe que Freud fonde sa théorie du narcissisme, stade auquel est censée se jouer l'homosexualité. Ainsi, Freud distingue plusieurs stades dans la construction du désir. Notre libido est dans un premier temps tournée vers nous-même, c'est la libido du moi, pour ensuite se tourner vers l'autre et devenir une libido d'objet. La libido homosexuelle serait "une variation de la fonction sexuelle provoquée par un arrêt du développement sexuel", c'est-à-dire que l'homosexualité reste encore fortement imprégnée de libido du moi. Freud élabore plusieurs théories de l'homosexualité, dont la plus connue postule que l'homosexualité résulte de la non résolution du complexe d'Œdipe, éventuellement due à un manque de modèle identificatoire masculin (exemple : père distant et mère surprotectrice). L'enfant désire la Mère, mais craint le Père, et reste dans ce désir. L'interdit rendant ce désir impossible, il renonce au sexe opposé et se tourne vers on propre sexe. Autre possibilité : du fait de cette fixation sur la mère, il s'identifie à elle et adopte ses désirs pour le sexe masculin. Enfin, troisième éventualité envisagée par Freud, l'enfant surprotégé développe une peur de l'autre sexe et se tourne vers les hommes par sécurité. Ceci toutefois n'a rien d'une explication miracle. En effet, si l'homosexualité est déterminée par le facteur familial, comment expliquer que deux frères n'aient pas nécessairement la même sexualité ?&lt;br /&gt;Si Freud fonde l'homosexualité sur un manque (manque du père chez le petit garçon), il se garde bien de la stigmatiser comme une maladie. Dans une lettre de 1935 adressée à une mère dont le fils est homosexuel, il dit que "l'homosexualité n'est ni un vice, ni un avilissement, et on ne saurait la qualifier de maladie".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais d'autres théoriciens de la psychanalyse se sont fait un plaisir de reprendre l'idée d' "arrêt du développement sexuel" pour faire de l'homosexualité une psychopathologie, certes dangereuse, mais souvent curable, et en tout cas classifiable. Ainsi, l'honorable M. Kernberg, dans La personnalité narcissique (éditée aux éditions Dunod en 1997) dénombre trois types de "lésions narcissiques", souvent infligées à l'adolescence, qui peuvent rendre des gens très très biens homosexuels. Ses catégories recoupent parfois celles de Freud. Par exemple, il est question d'une homosexualité liée à l'identification à la mère. Pour information, les deux autres types d'homosexualité recensés sont :&lt;br /&gt;-la soumission au père œdipien, et, de ce fait, le renoncement aux femmes&lt;br /&gt;-le fait de projeter une image de soi magnifiée sur l'autre, que l'on aime en tant qu'extension de soi.&lt;br /&gt;Soit. Mais ce qui fait grincer des dents et que l'homosexualité est nettement envisagée comme un mal plus ou moins curable, provenant obligatoirement de "lésions". Ainsi, la troisième cause d'homosexualité est "encore plus pathologique que les deux autres", et n'est pas curable, nous apprend M. Kernberg !&lt;br /&gt;Or, d'autres études ont prouvé qu'il n'est pas nécessaire d'avoir la moindre lésion pour être homo. Evelyne Hooker, en 1958, a administré une batterie de tests psychologiques à deux échantillons d'hommes, homosexuels et hétérosexuels, puis en a envoyé les résultats mêlés à plusieurs experts. Ceux-ci devaient évaluer la santé mentale de chaque individu et déterminer s'il était homo ou hétérosexuel. Non seulement les experts s'avérèrent incapables d'établir leur sexualité à partir des tests, mais la santé mentale des individus des deux groupes était équivalente. Donc, être homosexuel n'a rien d'une pathologie !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais alors, si l'explication freudienne n'est pas exhaustive et que l'hypothèse de la pathologie est non fondée, comment devient-on homo ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'on a longtemps cherché, et plus activement depuis les années 1850, un facteur biologique (de préférence visible) à l'homosexualité. Naturellement, rien n'a été trouvé à ce jour…&lt;br /&gt;En désespoir de cause, l'on s'est tourné vers le facteur hormonal. Les chercheurs ont été décontenancés lorsqu'ils ont découvert, en 1927, que l'on produisait tous des hormones masculines et féminines. La conclusion logique a été : l'homosexualité est un dérèglement hormonal. E bien non ! L'on a administré des hormones féminines à des hommes homosexuels, qui le sont restés. De même que les lesbiennes à qui l'on a administré le traitement inverse, d'ailleurs.&lt;br /&gt;Enfin, depuis une quinzaine d'années, l'on creuse la possibilité d'une explication génétique. Ces études posent d'emblée un problème méthodologique : la génétique oblige à travailler sur des familles, ce qui peut interférer avec le facteur explicatif de la structure familiale. Ceci posé, l'on a pas encore trouvé de résultat concluant. Par exemple, l'on a prouvé que dans le cas de frères jumeaux, si l'un des deux frères est homosexuel, il y a 52% de chances qu'ils soient tous deux homos si ce sont de vrais jumeaux, contre 22% de chances si ce sont de faux jumeaux. Le facteur génétique serait alors déterminant ? Et bien non, car la même étude menée sur des femmes lesbiennes n'a rien donné. De plus, même en ce qui concerne les hommes, les études faites sont trop marginales pour être concluantes.&lt;br /&gt;Quoi qu'il en soit, l'on aperçoit dès à présent le danger qu'il y aurait à trouver un facteur scientifique à l'homosexualité : outre les risques de discrimination, considérer l'homosexualité comme un fait donné contre lequel on ne peut rien est très réducteur, qui occulte une partie du problème. Et les facteurs familiaux, culturels ? Et les changements tardifs d'orientation ? Cependant, une des études sur l'innéité de l'homosexualité reste intéressante pour les pistes qu'elle ouvre. L'on a suivi deux groupes d'environ 40 garçons entre leurs sept et leurs quatorze ans. Dans l'un de ces groupes sont réunis les garçons dont l'entourage s'accorde à dire qu'ils ont des conduites plutôt "féminines" (par exemple, aimer jouer à la poupée), dans l'autre, d'autres garçons n'ayant pas ce trait. La moitié des garçons du premier groupe sont devenus homos, tandis que les enfants de l'autre groupe sont presque tous devenus hétéros. On peut donc penser qu'il y a une corrélation assez forte entre avoir des comportements sociaux dits "féminins" dans l'enfance, et devenir homosexuel. Cependant 50% de ces enfants sont devenus hétérosexuels. L'on a expliqué cela en mêlant psychanalyse et homosexualité innée : ces enfants ont des comportements féminins, ils sont donc le plus souvent avec des filles, et, surtout, sont rejetés par les autres garçons, et parfois même leur père. D'où la résolution imparfaite du conflit œdipien. Mais rien à ce jour n'explique pourquoi ces enfants préféraient certaines activités perçues comme féminines…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce dernier exemple nous montre à quel point sont imbriqués les facteurs sociaux (rejet de ces garçons par les autres), familiaux (rejet par le père), et des facteurs d'innéités… Ce qui est sûr, c'est que toutes civilisations confondues, sur les deux derniers siècles, l'homosexualité semble un phénomène continu puisque les pourcentages restent étonnamment stables : entre 2 et 4%. Pour finir, l'on peut soulever un autre problème, qui est la définition de l'homosexualité par rapport à des genres établis, que la notion du transgenre vient remettre en question.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18348824-114125147431778971?l=magazineeg.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://magazineeg.blogspot.com/feeds/114125147431778971/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=18348824&amp;postID=114125147431778971' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18348824/posts/default/114125147431778971'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18348824/posts/default/114125147431778971'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://magazineeg.blogspot.com/2006/03/le-mythe-de-narcisse-et-le-narcissime.html' title='Le mythe de Narcisse et le narcissime ou comment devenir pédéraste'/><author><name>Etudions Gayment</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02244969064023236490</uri><email>etudionsgayment@gmail.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='10589154895826283517'/></author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-18348824.post-114125114253693248</id><published>2006-03-01T23:07:00.000+01:00</published><updated>2006-03-01T23:12:22.543+01:00</updated><title type='text'>Le mystère de digues dentaires</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Chapitre premier&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;Le sexe des femmes&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Faites une petite expérience facile et amusante (ou pas...) : interrogez vos amis, vos proches etc. Combien vous diront qu’ils sont des as de la prévention, qu’ils connaissent tous les moyens de se protéger et combien qui n’ont jamais entendu parler des digues?&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 0, 0);"&gt;    Mais alors c’est quoi cette digue??????&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;C’est un carré, de latex pour les anciennes, de polyuréthane pour les nouvelles générations qui se pose sur la foufoune ou l’anus pour faire des petites délicatesses (cunni- ou anulingus): huummm... &lt;br /&gt;Au départ les digues dentaires servaient aux dentistes (d’où leur nom) et étaient épaisses. Les nouvelles sont en polyuréthane (pratique pour les gens allergiques au latex!), plus fines, plus grandes, transparentes et conductrices de chaleur pour plus de plaisir des deux côtés: joie d’offrir, plaisir de recevoir!!&lt;br /&gt;Autant dire que ces digues concernent tout le monde: tu as une foufoune? oui, tant mieux pour toi!! tu as un anus? ne pars pas, ces digues sont aussi pour toi!!!&lt;br /&gt;Bref, en termes de pratiques sexuelles, beaucoup de personnes sont concernées par cette forme de protection. &lt;span style="color: rgb(255, 0, 0);"&gt;Elles protègent du sida, mais aussi d’autres Infections et Maladies sexuellement Transmissibles&lt;/span&gt; (champignons, papillomavirus...). En outre, elles présentent de nombreux avantages.&lt;br /&gt;Tout d’abord, c’est quand même plus pratique que de découper un préservatif, et puis on n’a pas toujours des ciseaux dans son sac à main: «excuse-moi chériE je trouve plus mes ciseaux...».&lt;br /&gt;Les digues se présentent dans des emballages individuels comme les préservatifs féminins et masculins, donc prêtes à l’emploi.&lt;br /&gt;De plus, leur largeur et leur longueur permet toutes sortes de jeux (par exemple, vous qui mourrez d’envie mais n’avez jamais osé lécher la boîte à caca vous savez ce qu’il vous reste à faire...).&lt;br /&gt;Alors quel est le problème me direz-vous?&lt;br /&gt;Le problème est simple: avez-vous déjà entendu parler de ces digues? vous a-t-on déjà expliqué ou montré comment vous en servir? en avez-vous déjà utilisé? en avez-vous seulement vu?... Je parie que, pour la majorité d’entre vous, la réponse est non.&lt;br /&gt;Et vous savez quoi ?! Même les pharmaciens dans ma ville ne savent pas ce que c’est!! Bon je sais j’habite dans la jungle, le 94 c’est pas encore très civilisé...&lt;br /&gt;Faites l’expérience avec les pharmacies de votre ville. Je commence à me dire que, vraiment, le plaisir des femmes est nié; je ne vous parle pas de l’anulingus...&lt;br /&gt;Après des recherches sur internet, j’en ai trouvé en vente sur des sites de prévention; j’ai également trouvé des adresses pour s’en procurer à Paris: direction la pharmacie du village dans le marais avec ma copine. On entre, un mur de préservatifs masculins sur une étagère, d’autres gratuits dans un panier, mais, non, pas de digues.&lt;br /&gt;-Bonjour madame la pharmacienne, auriez-vous des digues dentaires?&lt;br /&gt;-Des quoi??&lt;br /&gt;-Des digues dentaires.&lt;br /&gt;-Ah oui... Elle fouille dans un tiroir caché rempli de digues, elle cherche le prix pendant deux minutes. Bref, ils ne doivent pas en vendre souvent... Et puis à deux euros l’unité il faut vraiment avoir envie ou besoin (si si ça peut arriver!!) d’en acheter.&lt;br /&gt;Prochaine étape de mon périple à la recherche de la digue inconnue: contacter un fabricant de digues. Je tombe alors sur la personne la mieux informée depuis le début de cette aventure et qui confirme mes soupçons. &lt;span style="color: rgb(255, 0, 0);"&gt;Personne ne demande de digues parce que personne ne sait que ça existe. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Pourtant tout cela n’est qu’une question d’information, me direz-vous, il a fallu du temps pour imposer le préservatif masculin.&lt;br /&gt;En fait le problème est plus profond. &lt;span style="color: rgb(255, 0, 0);"&gt;On évoque toujours la prévention en termes masculins&lt;/span&gt;: capotons le phallus. Quand on dit «protégez-vous», combien pensent par exemple au fémidon? On ne parle que de fellation ou de pénétration; pour le cunnilingus, vous pouvez repasser plus tard on est occupé là... Mais, au cas vous l’auriez oublié, on peut choper des tas de trucs en faisant ou en se faisant faire un cunni...&lt;br /&gt;L’entreprise que j’ai contactée travaille essentiellement avec des associations (surtout gays et lesbiennes), mais il n’y a quasiment aucune demande. Cette société a mis plusieurs années à écouler un stock de 20 000 digues alors que 130 millions de préservatifs masculins circulent par an en France!! Et bien sûr cette situation est mondiale: il n’y a pas de marché pour les digues. Ce qui en explique le coût relativement élevé. Pour cette entreprise fabriquer des digues c’est plutôt rendre service que faire des affaires. Même les personnes qui font de la prévention ou les professionnels comme les gynécologues n’en parlent pas. Plus personne n’est choqué par un manège à bites, un sexe en érection (godemiché ou autre) comme support de prévention, par contre la représentation d’un vagin même dans un salon professionnel, notamment à l’attention des gynéco, reste tabou: les femmes détournent la tête de la représentation de leur propre sexe. Une photo porno avec une femme en porte-jarretelles (c’est-à-dire une femme pour l’homme) est encore plus acceptable que quelque chose de pro qui parlerait du plaisir des femmes.&lt;br /&gt;Et le problème est bien là avec les digues: préservatif masculin = plaisir masculin; à la rigueur, fémidon = pénétration = plaisir masculin (mais c’est pas encore gagné...). Mais digue = plaisir féminin. Plaisir quoi????!!... Et ne croyez pas que je suis une goudou féministe énervée et frustrée. Ca saute juste aux yeux: les femmes n’ont pas de sexe.&lt;br /&gt;La politique de cette entreprise de fabrication et de distribution est claire: en ce qui concerne les digues, toute une éducation est à faire; nous vivons dans une société de mecs. Mais cette éducation nous concerne touTEs; elle ne doit pas avoir pour cible en priorité les gays et les lesbiennes: il n’est pas ici question d’«identités sexuelles» mais bien de pratiques sexuelles; ne me faites pas croire qu’il n’y a que les gays et les lesbiennes qui pratiquent anu- et cunnilingus!!&lt;br /&gt;Eh les filles!! votre sexe, on s’en fout; votre plaisir, on s’en bat les couilles.&lt;br /&gt;Et vous tous, votre anus, vous savez où vous pouvez vous le mettre...&lt;br /&gt;Mais c’est à nous de faire bouger les choses, d’aller demander des digues à nos pharmaciens, de parler autour de nous du plaisir safe... Il faut aussi comprendre que la digue ça peut aussi être le plaisir de celui qui lèche: filles et garçons sont concernéEs par cette forme de prévention.&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 0, 0);"&gt; Où se procurer des digues?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;A la pharmacie du village (26, rue du temple) mais c’est quand même deux euros l’unité. Normalement, on peut en trouver gratos à la vanille au CRIPS (33, avenue du maine, tour maine-montparnasse, 12ème étage) et à la galerie d’art et de prévention Au-dessous du volcan (8, rue sainte croix de la bretonnerie).&lt;br /&gt;Il y a également des sites qui en vendent sur internet (tapez digue dentaire sur google par exemple).&lt;br /&gt;N’oubliez pas non plus les autres moyens de prévention: préservatif masculin ou féminin (fémidon) pour la pénétration, capote + gel lubrifiant à base d’eau pour la sodomie, gants en latex pour les pénétrations de la main, capote pour la fellation (même s’il n’y a pas éjaculation!!!), film alimentaire pour le corps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 0, 0);"&gt; Essayez la digue, parlez-en. Soyez acteur de la prévention à votre niveau.&lt;/span&gt; Plus besoin de faire confiance, plus besoin d’être monogame à tout prix, plus besoin de se refuser certaines pratiques qui nous attirent, plus besoin de sélectionner les partenaires...&lt;br /&gt;Pour connaître votre statut sérologique, il existe des centres de dépistage anonymes et gratuits. Si vous avez pris un risque, rendez-vous aux urgences dans les 48 h et exigez un traitement prophylactique post-exposition.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;N’oubliez pas que des associations sont à votre disposition. Du matériel de prévention est disponible au local d’Etudions Gayment (bâtiment G, local 208). Rejoignez-nous pour notre journée Paris X contre le sida! une fois par an sur le campus de Nanterre: stands associatifs, films, débats, matériel de prévention...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Dans le prochain MEG je vous tiendrai au courant de mes pérégrinations au pays du polyuréthane.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18348824-114125114253693248?l=magazineeg.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://magazineeg.blogspot.com/feeds/114125114253693248/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=18348824&amp;postID=114125114253693248' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18348824/posts/default/114125114253693248'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18348824/posts/default/114125114253693248'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://magazineeg.blogspot.com/2006/03/le-mystre-de-digues-dentaires.html' title='Le mystère de digues dentaires'/><author><name>Etudions Gayment</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02244969064023236490</uri><email>etudionsgayment@gmail.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='10589154895826283517'/></author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-18348824.post-113215789484122873</id><published>2005-11-16T17:12:00.000+01:00</published><updated>2006-02-05T18:57:04.300+01:00</updated><title type='text'>Le nouveau MEG !</title><content type='html'>Un nouveau MEG est désormais disponible dans notre local (salle 208 bât. G).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;N'hésitez pas à venir le chercher ! ainsi vous pourrez lire des articles passionants, consultez votre "heureuscoop", lire un poème ou alors découvrir des BD pleines d'esprit dont voici quelques cases en avant première !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/1232/1741/1600/bande%201%20bis.0.jpg"&gt;&lt;img style="CURSOR: pointer" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1232/1741/400/bande%201%20bis.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18348824-113215789484122873?l=magazineeg.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://magazineeg.blogspot.com/feeds/113215789484122873/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=18348824&amp;postID=113215789484122873' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18348824/posts/default/113215789484122873'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18348824/posts/default/113215789484122873'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://magazineeg.blogspot.com/2005/11/le-nouveau-meg.html' title='Le nouveau MEG !'/><author><name>Etudions Gayment</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02244969064023236490</uri><email>etudionsgayment@gmail.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='10589154895826283517'/></author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-18348824.post-113040623457684308</id><published>2005-10-27T11:43:00.000+02:00</published><updated>2005-10-27T13:43:30.526+02:00</updated><title type='text'>MEG</title><content type='html'>Le magazine d'Etudions Gayment !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un magazine ouvert à tous les articles liés à la problématique LGBT mais aussi à des coups de gueule, des articles humoristiques et même des poèmes !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour proposez vos articles, n'hésitez pas à venir tous les mardis à 17h30 à notre réunion hebdomadaire !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A bientôt !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18348824-113040623457684308?l=magazineeg.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://magazineeg.blogspot.com/feeds/113040623457684308/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=18348824&amp;postID=113040623457684308' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18348824/posts/default/113040623457684308'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18348824/posts/default/113040623457684308'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://magazineeg.blogspot.com/2005/10/meg.html' title='MEG'/><author><name>Etudions Gayment</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02244969064023236490</uri><email>etudionsgayment@gmail.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='10589154895826283517'/></author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></entry></feed>